The Blacktongue Thief - Christopher Buehlman

Kinch Na Shannack appartient à la Takers Guild , nom officiel de la Guilde des Voleurs. Comme la plupart de ses confrères et consœurs, il est endetté envers l’organisation en contrepartie de la formation qu’il a reçue. Une dette qu’il doit payer, sous peine de mort à plus ou moins brève échéance. Voilà pourquoi, quand une mission lui est confiée, il s’exécute sans discuter – alors même qu’il ne connaît pas la nature exacte de la tâche qu’on attend de lui. Tout ce qu’on lui a ordonné, c’est d’accompagner une femme chevalier en route pour Oustrim, un royaume situé à l’autre bout de la carte, qui vient d’être envahi par une armée de géants. Compétent dans le crochetage, le combat au couteau, l’escalade de murs, l’art d’amortir ses chutes, le tissage de mensonges, la fabrication de pièges, et capable de lancer quelques petits sortilèges, Kinch est un voleur doué et efficace. La femme qu’il doit convaincre d’accepter sa compagnie se nomme Galva, et c’est une combattante redoutable. Si The B...

Dictateur d'opérette


Je ne suis pas un grand fan de Superman, je ne l’ai jamais été. Trop simple, trop monolithique, trop omnipotent à mon goût. Une sorte d’enfant à l’âme binaire dans un corps de géant. Ya qu'à voir sa sexualité...

Ceci explique peut-être pourquoi j’ai été très déçu par "Superman Red Son", une uchronie, parait-il, dans laquelle le bébé Kal-El serait tombé non aux USA mais en Union Soviétique. J’espérais voir le si pur héros se débattre au cœur du système soviétique et de ses luttes de pouvoir, être complice – involontaire ou pas – d’atrocités, participer personnellement à des actions stakhanovistes, découvrir, pourquoi pas, la vérité sur le système concentrationnaire soviétique, réaliser à la dure que « les faits sont têtus » (comme disait l’autre) et que tous les pouvoirs du monde ne sauraient suffire à faire du monde un paradis (Alan Moore l’avait déjà montré vingt ans avant me semble-t-il) – j’aurais dû comprendre où je tombais quand je vis Lex Luthor proposer une formule pour « équilibrer le budget fédéral », quelle imbécillité.
Mais non. Je n'ai rien vu de tout ça.

Ce qu’offre "Superman Red Son" c’est uniquement une sorte d’hommage au personnage original dans lequel il revisite lieux et personnages de la saga sous l’angle d’un autre développement historique dans lequel, hélas, rien n’est creusé sur le plan politique. Cet Otherland a sûrement charmé les fans de Superman qui y ont trouvé une occasion de voir le même sous les traits de l’autre. Il ne saurait satisfaire quelqu’un qui fondamentalement se fout de Superman mais qui aurait bien aimé voir quelle aurait pu être sa vie et sa trajectoire dans le monde dystopique de Staline.

Il paraît que Millar a voulu dénoncer par l’absurde la politique de Bush de War on Terror et d’Expansion de la démocratie. Ma foi… Il ne s'est pas beaucoup fatigué.

On notera des dessins pas géniaux sauf pour certaines planches très réussies dans le style "Réalisme soviétique". La couverture en est un bon exemple.

Superman Red son, Millar, Johnson, Plunkett

Commentaires

Efelle a dit…
Je l'avais feuilleté en librairie et n'avait pas été convaincu non plus. Bah, Superman c'est chiant de toute façon...
Gromovar a dit…
Yep. Pas mieux.
Lorhkan a dit…
J'avais bien aimé, mais je suis novice en Superman.^^
Par contre, je suis d'accord avec toi : le scénario ne va vraiment pas assez loin. Il y avait tellement mieux à faire...
Gromovar a dit…
Ah oui, il y aurait eu tant à raconter. L'URSS est plus un fond qu'autre chose dans ce comic. Dommage.