Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

Grand format d'image pour grande femme Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud. On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris. Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste. C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4 . Une bataille qui vit mourir nombre...

Un parfait prédateur


Lord Faureston, tome 1 de la série d’Ayroles, Maïorana, Leprévost, intitulée "D", sortit début 2009. Le tome 2, Lady d’Angerès, fin 2011. Déjà il fallut être patient. Puis, plus rien. Pendant longtemps. Au point qu’on a pu penser la série définitivement arrêtée. Enfin, début juin 2014, sortit le troisième et dernier tome, intitulé "Monsieur Caulard".

Je relis la chronique écrite pour les deux premiers tomes et réalise que tout est déjà dit, sur les caractéristiques de cette série comme sur ses qualités.

Je précise donc ici seulement que le troisième tome répond aux attentes. Les fils se terminent, les questions trouvent leurs réponses, les destins des personnages leur conclusion, pour le meilleur ou pour le pire.
"Monsieur Caulard" est donc un superbe final. Le scénario est toujours aussi cohérent, les dialogues parfaits, l’évocation de l’époque victorienne convaincante, les références judicieuses et utilisées à bon escient. Ayroles se paie même le luxe de quelques rebondissements étonnants, de nature à tirer une exclamation ravie au lecteur, ainsi qu’une réflexion sur le basculement des centres de pouvoir qu’amène la Révolution Industrielle (illustré de manière glaçante, et sanglante, par une métaphore visuelle sur l’exploitation ouvrière). C’est de la bien belle ouvrage, à des années lumières de la BD tout venant qui encombre les bacs avant de filer au pilon.
Dessins corrects et colorisation brillante, là aussi comme dans les deux premiers tomes.

Note a : Il importe de lire les trois tomes en enfilade pour profiter pleinement de la grande qualité de cette série dans laquelle éclate, une fois encore, le remarquable travail scénaristique et dialogique d’Ayroles.
Note b : Nous avons appris récemment que le dessinateur de la série, Bruno Maïorana, arrête la BD en raison de son exaspération contre le système de rémunération des auteurs. Le premier d’une série ? Espérons que non.

D t3 Monsieur Caulard, Ayroles, Maïorana, Leprévost

Commentaires

Efelle a dit…
Bientôt la paye et donc il est très probable que je craque (craquasse ça le fait pas...).
Gromovar a dit…
Tu ne crois pas si bien dire, dans l'album les concordances des temps sont parfaitement d'époque.
Efelle a dit…
Une excellente BD en tout cas, une réinvention du vampire gothique des plus réussies.