Women in Chains 2026 - Thomas Day

En 2012, je chroniquai positivement le recueil Women in Chains, de Thomas Day, qui venait de sortir chez ActuSF . Voilà qu’il revient aujourd’hui au Bélial, dans une édition revue et corrigée avec couv' et illustrations intérieures d'Anouck Faure. Exit la préface, bienvenue à un amuse-gueule (qui évoque sans le dire l’affaire French Bukkake ) et à une coda. Exit aussi la nouvelle Poings de suture . Arrivée de l’inédite El Fantasma et réécriture de Tu ne laisseras point vivre , retitrée Toute la vérité sur la sorcière de l’est . Brève revue. Eros-Center , La ville féminicide et Nous sommes les violeurs restent identiques à la version originale. Trois textes forts et percutants. Deux mots donc sur ce qui bouge. Un mot bref d’abord sur Toute la vérité sur la sorcière de l’est . Réécrite, cette histoire de femme affligée d’une malédiction qui lui fait voir la grande mort pendant la petite, est devenue plus efficace, plus cohérente que dans sa version précédente. Un mot plus lon...

Qui a peur de la mort, Nnedi Okorafor VF


Le 6 novembre sortira "Qui a peur de la mort", premier roman de Nnedi Okorafor et lauréat du World Fantasy Award 2011. Fin heureuse d'une histoire éditoriale mouvementée.

Le roman avait été chroniqué ici, et Nnedi Okorafor interviewée là.

A quelques jours de la sortie française, j'ai demandé à Nnedi Okorafor de présenter son héroïne au public hexagonal. Elle m'a gentiment envoyé la réponse ci-dessous :

Qui est Onyesonwu ? Que veut-elle ?

Pour pouvoir vraiment dire qui est Onyesonwu, il me semble que je doive d’abord dire où et quand elle est. 

"Qui a peur de la mort ?" se passe dans une Afrique post-apocalyptique, plus précisément au Soudan, dans un avenir où les cultures africaines ont migré, se sont mélangées, renforcées, avant de se décomposer comme cultures, un avenir aussi dans lequel la technologie a atteint à la presque fin de son utilité.
Dans ce coin d’Afrique, durant un incident d’une violence extrême, un enfant est conçu. Sa mère accouchera dans la solitude du désert d’une petite fille en colère qui ne ressemble ni à sa mère, ni à son père. Elle est ewu, c’est à dire qu’elle a l’air d’une esprit du désert, à la peau et aux cheveux drus couleur du sable.

Sa mère la nomme Onyesonwu, un nom qui sonne comme un défi car il signifie « Qui a peur de la mort ? » dans une langue de « l’Ancienne Afrique ». Onyesonwu grandit en paria dans une ville d’exilés, loin de la populeuse Durfa où le pire de la violence et le gros de la richesse cohabitent. Sa volonté, ses actes, sa quête de la vérité et de sa nature profonde, feront d’elle une puissante sorcière habitée d’une vraie haine de l’injustice ainsi que d’un amour puissant de la liberté, parce qu’elle est le produit de l’injustice et se sent, de ce fait, enfermée dans une destinée tragique.

Que veut Onyesonwu ? La vengeance…et l’amour.

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Je me souviens de ta chronique de ce bouquin :p Il fera certainement partie de mes lectures. La couverture est wouhaw.
Gromovar a dit…
Super couverture en effet.
Lhisbei a dit…
Tu es redoutable Gromovar. Le mal incarné pour les killeurs de PAL.
Gromovar a dit…
Je me soigne pourtant.
Lorhkan a dit…
Achat prévu très prochainement. Au pire, aux Utopiales.
Gromovar a dit…
Sera peut-être pas sorti aux Utos.
Escrocgriffe a dit…
Waow, un cadre africain, c’est chouette, ça change des lectures habituelles !
Gromovar a dit…
Dépaysant et régénérant.
Raven a dit…
tentant ! puis cette couv' quoi...