Ithaque - Livre Premier - Laurent Mantese

Pour un non-antiquiste, L’Odyssée commence vraiment au chant IX du poème d’Homère. C’est le récit du voyage de retour d’Ulysse vers son foyer d’Ithaque auprès duquel l’attendent, depuis dix ans et son départ pour la Guerre de Troie, son trône, sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Un voyage long et tourmenté, plein de merveilles et d’effroi, de périls et de monstres. C’est cette partie aussi que Laurent ‘old Conan’ Mantese a choisi de redire dans son roman Ithaque , dont le Livre Premier vient de sortir. L’histoire, tous la connaissent, ou au moins en ont une idée. Ulysse, le Rusé, est parti pour les rivages de Troie à la tête d’une flotte de douze vaisseaux. Joignant les troupes grecques assemblées autour d’Agamemnon, il est allé reprendre Hélène, la plus belle femme du monde, enlevée par Pâris fils de Priam, et venger l’honneur de son mari Ménélas, et par extension celui de tous les Grecs. Guerre gagnée après dix ans et pléthore de hauts faits, d’aristies et de massacres, Hélèn...

Omale, suite et fin


La deuxième moitié du second tome est constitué des nouvelles. Sept textes suivis d’un long et très utile lexique du vocabulaire omalien.

Les nouvelles s’étalent sur une période de temps qui va de l’instant de l’arrivée des vaisseaux sur Omale, à travers les portes de Vangk trafiquées, jusqu’à un moment proche de la signature du pacte de Loplad (qui scelle la paix entre les races concurrentes).

Comme tout recueil balayant l’Histoire d’un monde science-fictif, il est intéressant à lire car la succession d’instantanés permet de mesurer les évolutions et les transformations sociales, religieuses, scientifiques, techniques ou militaires (même si les chronologies décalées des trois romans remplissaient déjà en partie cette fonction). On y voit les oppositions et les rapprochements se faire et se défaire entre races ainsi que les tensions à l’intérieur même de celles-ci, et on est impressionné par le sens du temps long que possèdent les chiles.

La première, « Aparanta », confirme l’arrivée inopinée des races spatiopérégrines sur Omale et décrit le chaos qui a suivi ce moment initial, jusqu’au début rapide d’un éparpillement qui combine exploration et colonisation du monde du monde d’exil Omale.

« Un roseau contre le vent » est imho la meilleure car elle ferme définitivement l’option objectiviste sous l’action volontaire des religieux. On y apprend l’origine de la sainteté de Varesco, origine diaboliquement ironique.

Les cinq autres nouvelles m’ont un peu laissé sur ma faim en terme de récit, même si aucune n’est inutile à la réalisation de la fresque historique et si elles participent toutes à une meilleure connaissance de la race chile.

Les Omaliens (nouvelles), Laurent Génefort

Cette lecture participe au challenge JLNN


Commentaires

Lune a dit…
Intéressant ! J'ai déjà le tome 1 à lire, ça ne va pas être pour tout de suite.

Par contre t'as encore oublié :D
Gromovar a dit…
Oula, je corrigerai.
Space opera a dit…
Genefort est plus à l'aise sur le format roman.
Lorhkan a dit…
THE fresque SF francophone ?
Gromovar a dit…
Sans doute. Malgré ses défauts narratifs.