Phantom Road t3 - Lemire - Walta - Bellaire

Nouvel article court, consacré cette fois au TPB 3 du Phantom Road de Lemire, Walta et Bellaire. Contrairement au TPB 6 de Department of Truth qui ne faisait que bien peu avancer l’intrigue, ce volume 3 de la série fantastique de Lemire laisse son lecteur bien plus au fait de ce qui se passe dans le très étrange monde de la Phantom Road . Ambiance Twin Peaks toujours, avec ce que ça comporte de zones d’ombre et d’étrangeté, mais, enfin, on commence à y voir un peu plus clair sur les enjeux du récit, sur les rapports entre les personnages, sur l’historicité de l’objet que doivent transporter vers un mystérieux Golgotha les héros malheureux de la série, à savoir Dom et Birdie. On comprend, en lisant ce tome 3, comment l’agente Weaver est liée familialement à la Phantom Road . On découvre quel est le rôle des relais routiers Billy Bear . On apprend que le père de l’agente Weaver fut le deuxième à enquêter sur les mystères de la Phantom Road et qu’il eut un prédécesseur, l’homme en che...

Omale, suite et fin


La deuxième moitié du second tome est constitué des nouvelles. Sept textes suivis d’un long et très utile lexique du vocabulaire omalien.

Les nouvelles s’étalent sur une période de temps qui va de l’instant de l’arrivée des vaisseaux sur Omale, à travers les portes de Vangk trafiquées, jusqu’à un moment proche de la signature du pacte de Loplad (qui scelle la paix entre les races concurrentes).

Comme tout recueil balayant l’Histoire d’un monde science-fictif, il est intéressant à lire car la succession d’instantanés permet de mesurer les évolutions et les transformations sociales, religieuses, scientifiques, techniques ou militaires (même si les chronologies décalées des trois romans remplissaient déjà en partie cette fonction). On y voit les oppositions et les rapprochements se faire et se défaire entre races ainsi que les tensions à l’intérieur même de celles-ci, et on est impressionné par le sens du temps long que possèdent les chiles.

La première, « Aparanta », confirme l’arrivée inopinée des races spatiopérégrines sur Omale et décrit le chaos qui a suivi ce moment initial, jusqu’au début rapide d’un éparpillement qui combine exploration et colonisation du monde du monde d’exil Omale.

« Un roseau contre le vent » est imho la meilleure car elle ferme définitivement l’option objectiviste sous l’action volontaire des religieux. On y apprend l’origine de la sainteté de Varesco, origine diaboliquement ironique.

Les cinq autres nouvelles m’ont un peu laissé sur ma faim en terme de récit, même si aucune n’est inutile à la réalisation de la fresque historique et si elles participent toutes à une meilleure connaissance de la race chile.

Les Omaliens (nouvelles), Laurent Génefort

Cette lecture participe au challenge JLNN


Commentaires

Lune a dit…
Intéressant ! J'ai déjà le tome 1 à lire, ça ne va pas être pour tout de suite.

Par contre t'as encore oublié :D
Gromovar a dit…
Oula, je corrigerai.
Space opera a dit…
Genefort est plus à l'aise sur le format roman.
Lorhkan a dit…
THE fresque SF francophone ?
Gromovar a dit…
Sans doute. Malgré ses défauts narratifs.