Batman Silence - Loeb - Lee

Juste quelques lignes pour signaler la sortie en Urban Nomad (petit format pas cher) du Batman Silence de Jeph Loeb et Jim Lee. Long récit de presque 400 pages, Batman Silence déroule un long et tortueux complot dont le but est de rendre le justicier masqué littéralement fou. L’histoire s’ouvre sur une intervention de l’homme chauve-souris qui parvient à libérer un jeune garçon séquestré. Mais, de l’identité du kidnappeur à son mode opératoire, rien ne colle. D’autant que la mallette contenant la rançon est dérobée avant de pouvoir être rendue à son propriétaire légitime. Il y a plus à cette histoire, Batman le découvrira douloureusement. Batman Silence est un one-shot plutôt réussi. On y croise (c’est le but) quantité d’éléments qui racontent l’histoire du justicier masqué. Ses ennemis : de Killer Croc (qui ouvre le bal) à l’inévitable Joker en passant par nombre d’autres. Ses amis et alliés (et amour) : de Superman à Catwoman, des Robins à Jim Gordon, d’Alfred à Loïs Lane, etc...

Omale, suite et fin


La deuxième moitié du second tome est constitué des nouvelles. Sept textes suivis d’un long et très utile lexique du vocabulaire omalien.

Les nouvelles s’étalent sur une période de temps qui va de l’instant de l’arrivée des vaisseaux sur Omale, à travers les portes de Vangk trafiquées, jusqu’à un moment proche de la signature du pacte de Loplad (qui scelle la paix entre les races concurrentes).

Comme tout recueil balayant l’Histoire d’un monde science-fictif, il est intéressant à lire car la succession d’instantanés permet de mesurer les évolutions et les transformations sociales, religieuses, scientifiques, techniques ou militaires (même si les chronologies décalées des trois romans remplissaient déjà en partie cette fonction). On y voit les oppositions et les rapprochements se faire et se défaire entre races ainsi que les tensions à l’intérieur même de celles-ci, et on est impressionné par le sens du temps long que possèdent les chiles.

La première, « Aparanta », confirme l’arrivée inopinée des races spatiopérégrines sur Omale et décrit le chaos qui a suivi ce moment initial, jusqu’au début rapide d’un éparpillement qui combine exploration et colonisation du monde du monde d’exil Omale.

« Un roseau contre le vent » est imho la meilleure car elle ferme définitivement l’option objectiviste sous l’action volontaire des religieux. On y apprend l’origine de la sainteté de Varesco, origine diaboliquement ironique.

Les cinq autres nouvelles m’ont un peu laissé sur ma faim en terme de récit, même si aucune n’est inutile à la réalisation de la fresque historique et si elles participent toutes à une meilleure connaissance de la race chile.

Les Omaliens (nouvelles), Laurent Génefort

Cette lecture participe au challenge JLNN


Commentaires

Lune a dit…
Intéressant ! J'ai déjà le tome 1 à lire, ça ne va pas être pour tout de suite.

Par contre t'as encore oublié :D
Gromovar a dit…
Oula, je corrigerai.
Space opera a dit…
Genefort est plus à l'aise sur le format roman.
Lorhkan a dit…
THE fresque SF francophone ?
Gromovar a dit…
Sans doute. Malgré ses défauts narratifs.