Hyde Street t2 - Johns - Reis

Sortie du nouvel opus de la série Hyde Street , le comic EC-style de Johns et Reis publié chez Urban depuis quelques mois. Ce tome 2, intitulé Le Hachoir du passé , prolonge le récit entamé dans son prédécesseur , et permet de découvrir de nouveaux résidents de la démoniaque Hyde Street. Le lecteur a donc l’occasion d’approfondir sa connaissance du très dérangeant Pranky, mais aussi de rencontrer la voyante arnaqueuse Sœur Orité ou le chirurgien extrême Docteur Ego (avec ses deux assistantes) . Il fera surtout la connaissance du terrifiant Boucher de Hyde Street, que le Monstre mutique tenait enfermé depuis des décennies. Il en apprendra plus (plus encore s’il regarde attentivement les images) sur le mystérieux Compteur qui mène le jeu dans le purgatoire que constitue Hyde Street. Il croisera même une jeune Marilyn Monroe pleine de rêves et d’espérances. C’est toujours Mr X-Ray qui porte le récit, a fortiori ici quand sa fille – reniée et abandonnée dans une autre vie – tente d’entrer...

Grand cornu ?


J'évoquai en détails, il y a quelques mois, le premier cycle de la très bonne série policière historique Les Druides. J'y reviens brièvement aujourd'hui après la sortie du tome 7 de la série "Les disparus de Cornouailles", premier épisode d'un nouveau cycle.
Meurtres et mutilations, disparitions mystérieuses, un grand mal frappe la Cornouailles, surgi d'une sombre forêt abandonnée par l'Homme. Les autorités locales, ni compétentes ni vraiment intéressées, accusent une horde de saxons avant d'être obligées d'admettre que l'explication est vraisemblablement moins prosaïque et plus complexe.
"Les disparus de Cornouailles" possédant encore le charme d'une série policière médiévale, quelque part entre Cadfael et Soeur Fidelma, les amateurs de l'un et de l'autre devraient apprécier cet album. La narration récurrente en voix-off, par le disciple se souvenant de sa jeunesse, rappellera aussi Le Nom de la Rose. Plus de grand voyage ici (pour l'instant), on est de retour en terre celte, dans cet étrange mix de romanité mourante, de christianisme conquérant et de fin du druidisme, qui caractérise l'époque de la série. Un mix globalement imprégné de tolérance, mais qui ne le restera plus très longtemps.
L'histoire progresse à un rythme satisfaisant qui permet au lecteur d'avoir quelques (maigres) réponses dès ce tome, en laissant suffisamment de choses dans l'ombre pour lui donner envie d'en savoir plus.
Les dessins sont toujours précis et beaux. Quant aux couleurs, elles sont pour beaucoup dans l'esthétique des planches.
"Les disparus de Cornouailles" n'est que le début d'une enquête et d'un voyage (avec tous les regrets que laisse toujours un début), mais c'est un début alléchant qui donne envie de voir la suite, d'autant que l'album se conclut sur un cliffhanger insoutenable.
Les Druides t7, Les disparus de Cornouailles, Istin, Lamontagne

Commentaires

Efelle a dit…
Il est finalement paru...
Bon et bien il va falloir que je m'y colle surtout si on conserve la qualité initiale ou du moins le côté enquête médiéval bien troussé.
Gromovar a dit…
Oui, ça y est.

Et ce début est intéressant (et pas mal troussé imho)