Abattoir 5 - North - Monteys - Vonnegut

Abattoir 5 est le roman le plus célèbre de Kurt Vonnegut. L'un des plus connus de la SF, il fait partie de la liste des 100 meilleurs romans de langue anglaise établie par l'éditeur Modern Library. Texte aussi innovant dans sa construction que violemment anti-guerre (la WW2 et le Vietnam y passent) , Abattoir 5 doit son nom au lieu d'emprisonnement souterrain dans lequel se trouvait Vonnegut lors du bombardement de Dresde ce qui lui sauva la vie, contrairement aux 35000 victimes, largement civiles, que fit le bombardement. Un évident crime de guerre. Quant à son sous-titre, La croisade des enfants , il exprime la réflexion de Vonnegut sur le jeune âge des soldats qu'on envoyait s'affronter et mourir. A mi-chemin entre récit de SF et expérience impossible à oublier, Abattoir 5 raconte la vie de Billy Pilgrim, par fragments non linéaires, de sa naissance à sa mort. Narré par un narrateur non fiable dont on peut supposer qu'il est Vonnegut lui-même, l'histo

Grand cornu ?


J'évoquai en détails, il y a quelques mois, le premier cycle de la très bonne série policière historique Les Druides. J'y reviens brièvement aujourd'hui après la sortie du tome 7 de la série "Les disparus de Cornouailles", premier épisode d'un nouveau cycle.
Meurtres et mutilations, disparitions mystérieuses, un grand mal frappe la Cornouailles, surgi d'une sombre forêt abandonnée par l'Homme. Les autorités locales, ni compétentes ni vraiment intéressées, accusent une horde de saxons avant d'être obligées d'admettre que l'explication est vraisemblablement moins prosaïque et plus complexe.
"Les disparus de Cornouailles" possédant encore le charme d'une série policière médiévale, quelque part entre Cadfael et Soeur Fidelma, les amateurs de l'un et de l'autre devraient apprécier cet album. La narration récurrente en voix-off, par le disciple se souvenant de sa jeunesse, rappellera aussi Le Nom de la Rose. Plus de grand voyage ici (pour l'instant), on est de retour en terre celte, dans cet étrange mix de romanité mourante, de christianisme conquérant et de fin du druidisme, qui caractérise l'époque de la série. Un mix globalement imprégné de tolérance, mais qui ne le restera plus très longtemps.
L'histoire progresse à un rythme satisfaisant qui permet au lecteur d'avoir quelques (maigres) réponses dès ce tome, en laissant suffisamment de choses dans l'ombre pour lui donner envie d'en savoir plus.
Les dessins sont toujours précis et beaux. Quant aux couleurs, elles sont pour beaucoup dans l'esthétique des planches.
"Les disparus de Cornouailles" n'est que le début d'une enquête et d'un voyage (avec tous les regrets que laisse toujours un début), mais c'est un début alléchant qui donne envie de voir la suite, d'autant que l'album se conclut sur un cliffhanger insoutenable.
Les Druides t7, Les disparus de Cornouailles, Istin, Lamontagne

Commentaires

Efelle a dit…
Il est finalement paru...
Bon et bien il va falloir que je m'y colle surtout si on conserve la qualité initiale ou du moins le côté enquête médiéval bien troussé.
Gromovar a dit…
Oui, ça y est.

Et ce début est intéressant (et pas mal troussé imho)