A Violent Masterpiece - Jordan Harper

Los Angeles, aujourd’hui. Jake est un ancien chroniqueur de la nuit people reconverti en streamer trash. Nuit après nuit, il parcourt les rues de LA dans sa voiture pour filmer les braquages, meurtres et fusillades que détecte son scanner de police. Il vit de dons en commentaires et d’abonnements pour ses produits les plus trash. Quand son ancienne boss du site Truth or Dare lui propose ce qui ressemble fortement à du stalking de personnalités en vue de chantage, il accepte. Le salaire est convaincant. Doug est un avocat public. Il défend surtout des déshérités qu’un système bien plus fort qu’eux et une justice américaine qui est plus un match entre accusation et défense qu’une recherche de la vérité met en péril dès l’incrimination. Pour ses clients, Doug est « le couteau qu’ils amènent à la fusillade » . Il se trouve, presque par hasard, à défendre, pour une audience de libération sous caution, Eric Algar, un riche producteur accusé de pédophilie qui, étonnamment, a catégor...

The Weird anthology (note 6)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


Replacements, de Lisa Tuttle, décrit l’éviction progressive d’un mari par sa femme, au profit d’une petite créature étrangère qu'elle a trouvée dans la rue et ramenée à la maison pour en prendre soin.
Difficile de ne pas penser aux recompositions, souvent douloureuses, qui suivent la naissance d’un enfant. D’autant que le personnage féminin de Tuttle tient, à un moment donné, un discours qui rappelle irrésistiblement celui de Clémentine à Angel, dans « L’arrache cœur » de Vian, lorsque celui-ci réalise qu’il ne touchera plus sa femme, nouvellement mère, et qui se conclut par « Tu ne m’aimes plus…, dit tristement Angel. Plus comme ça, dit-elle. »

Replacements, Lisa Tuttle

Commentaires

Guillmot a dit…
Houla, du Lisa Tuttle, je passe pour ma part.
Gromovar a dit…
Bad you tsk tsk !

Et je crois vraiment que pour en tirer la substantifique moelle il faut avoir vécu la transformation d'une femme en mère.

C'est un peu comme la nouvelle "L'heure en plus" dans "Ainsi naissent les fantômes" qu'on ressent plus fortement si on l'a vécue peu ou prou.
Gromovar, partenaire officiel de la diminution de la natalité.
Gromovar a dit…
On est déjà trop de toute façon ;-)
Guillmot a dit…
Et voilà, j'suis trop macho :D
Tigger Lilly a dit…
J'espère que j'aurai l'occasion de lire cette nouvelle : Lisa Tuttle j'en redemande !
Lune a dit…
Il est vrai que Lisa Tuttle parle superbement bien de la femme et, je m'en rends compte maintenant, de la mère.
Gromovar a dit…
Parfaitement d'accord :)