No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Mourir d'ennui

Long, chiant, pompeux, "La comtesse sanglante", publié en 62 par la surréaliste Valentine Penrose, est un pensum épuisant.
C'est néanmoins une leçon sur la manière d'écrire 220 pages d'une fausse biographie à partir des quelques minutes du procès en y ajoutant encyclopédisme logorrhéique, fumisteries astrologiques, délires cabalistiques, préjugés petits bourgeois, fascination puérile pour le mot même d'érotisme, sans oublier fragments d'une autre biographie censée faire résonance (celle de Gilles de Rais), le tout dans un fatras qui donne une impression d'écriture automatique (c'était peut-être le bût). Seule décharge à la chose, c'est plutôt bien écrit.
J'imagine qu'en 1962, où l'histoire d'Erzsébeth Bathory était moins connue et où la répression sexuelle était encore vivace, ça ait pu faire glousser dans les chaumières. Aujourd'hui ça tombe juste à plat.
La comtesse sanglante, Valentine Penrose

Commentaires

La Mettrie a dit…
Ah, la logorrhée des surréalistes et leurs délires mystiques !
Gromovar a dit…
Plaisant sous opium peut-être :)
Guillaume44 a dit…
Du sang pour la comtesse du sang !