Artemis II décolle cette nuit (si tout va bien)

Cette nuit, si tout va bien, Artemis II va quitter la Terre pour une mission d'une dizaine de jours qui remettra des humains en orbite autour de la Lune pour la première fois depuis 1972 et la mission Apollo 17. Fondamentalement, c'est pour ça qu'on (moi en tout cas, sans le moindre doute) lit de la SF, bien plus que pour disserter sur le sexe des anges ou le cryptofascisme technosolutionniste. Je me félicite donc de ce potentiel retour vers la Lune et croise les doigts pour qu'il se passe au mieux. En attendant la suite. La mission. Ci-dessous la même (ou presque) en VO.

Mourir d'ennui

Long, chiant, pompeux, "La comtesse sanglante", publié en 62 par la surréaliste Valentine Penrose, est un pensum épuisant.
C'est néanmoins une leçon sur la manière d'écrire 220 pages d'une fausse biographie à partir des quelques minutes du procès en y ajoutant encyclopédisme logorrhéique, fumisteries astrologiques, délires cabalistiques, préjugés petits bourgeois, fascination puérile pour le mot même d'érotisme, sans oublier fragments d'une autre biographie censée faire résonance (celle de Gilles de Rais), le tout dans un fatras qui donne une impression d'écriture automatique (c'était peut-être le bût). Seule décharge à la chose, c'est plutôt bien écrit.
J'imagine qu'en 1962, où l'histoire d'Erzsébeth Bathory était moins connue et où la répression sexuelle était encore vivace, ça ait pu faire glousser dans les chaumières. Aujourd'hui ça tombe juste à plat.
La comtesse sanglante, Valentine Penrose

Commentaires

La Mettrie a dit…
Ah, la logorrhée des surréalistes et leurs délires mystiques !
Gromovar a dit…
Plaisant sous opium peut-être :)
Guillaume44 a dit…
Du sang pour la comtesse du sang !