Turned All to Silver Screens - Madeline Ashby

Pour les fanatiques de l'âge d'or d'Hollywood tels que moi, Madeline Ashby a écrit une courte nouvelle, lisible ici , qui raconte une tentative uchronique de réaliser l'adaptation d'un roman pas encore culte (mais qui le deviendra) dans l'Hollywood des années 50. Entre post-nazisme et acteurs in the closet , c'est un texte rempli d'Easter Eggs. C'est son intérêt principal. Il m'a distrait une petite demi-heure. Il te distraira peut-être aussi, lecteur. Turned All to Silver Screens - Madeline Ashby

Mourir d'ennui

Long, chiant, pompeux, "La comtesse sanglante", publié en 62 par la surréaliste Valentine Penrose, est un pensum épuisant.
C'est néanmoins une leçon sur la manière d'écrire 220 pages d'une fausse biographie à partir des quelques minutes du procès en y ajoutant encyclopédisme logorrhéique, fumisteries astrologiques, délires cabalistiques, préjugés petits bourgeois, fascination puérile pour le mot même d'érotisme, sans oublier fragments d'une autre biographie censée faire résonance (celle de Gilles de Rais), le tout dans un fatras qui donne une impression d'écriture automatique (c'était peut-être le bût). Seule décharge à la chose, c'est plutôt bien écrit.
J'imagine qu'en 1962, où l'histoire d'Erzsébeth Bathory était moins connue et où la répression sexuelle était encore vivace, ça ait pu faire glousser dans les chaumières. Aujourd'hui ça tombe juste à plat.
La comtesse sanglante, Valentine Penrose

Commentaires

La Mettrie a dit…
Ah, la logorrhée des surréalistes et leurs délires mystiques !
Gromovar a dit…
Plaisant sous opium peut-être :)
Guillaume44 a dit…
Du sang pour la comtesse du sang !