L'Homme invisible - Tynion IV - Dani

Après un premier album déjà consacré à ressusciter un Universal Monster, en l’occurrence Dracula , James Tynion IV revient à l’exercice avec cet Homme invisible , réalisé avec Dani aux pinceaux. Mais ici c’est une sorte de préquel au film de 1933 que propose Tynion, contrairement à ce qu’il avait fait pour son adaptation précédente. Début du XXe siècle. Jack Griffin est un obscur chimiste. Il travaille comme assistant dans le laboratoire du docteur Cranley où il mène aussi, secrètement, ses propres expériences. Grâce à une substance appelée monocaïne, Griffin parvient à transformer profondément la physiologie de ses cobayes, les rendant plus intelligents et plus agressifs qu’ils ne l’étaient auparavant, et surtout invisibles. Testant ses dosages sur des mammifères de plus en plus gros et proches de l’humain, Griffin avance à grands pas dans ses recherches, au prix d’arrangements de plus en plus grands avec la morale. Au début du film de 1933, Griffin est déjà devenu invisible. Le séru...

La bête autophage


Staline est mort. Reste à lui trouver un successeur et à lui faire des funérailles digne de sa quasi-divinité.
Après les manœuvres et les traitrises du premier tome, les hommes à la tête du pouvoir soviétique doivent réussir la transition, passer à l'après-Staline. Un après-Staline dont Béria, chef impitoyable du NKVD, devenu MVD en 46, se verrait bien être le maitre d'oeuvre. Encore plus au centre de ce volume que du premier, manipulant les uns et les autres, il réussit à neutraliser le conseil des ministres et à contrôler, de fait, l'URSS durant quelques mois, avant d'être démis puis fusillé lors d'une prise de pouvoir orchestrée par Nikita Khrouchtchev. Lors de ces quelques mois, et alors que l'élimination de Béria se prépare en coulisse, des listes de proscription sont aussi établies pour remplacer non seulement les cadres du MVD, ceux fidèles à Béria le suivant devant le peloton d'exécution, mais aussi les responsables communistes proches de celui-ci hors de Russie, en Georgie ou en Allemagne de l'Est, entre autres. Le stalinisme finit, place à la déstalinisation. C'est aussi le moment où la fille unique de Staline, Svetlana Allilouïeva rompt avec le souvenir de son père, des années après avoir rompu avec l'homme (elle finira d'ailleurs par fuir aux USA), et où son fils survivant Vassili Djougachvili, général d'aviation alcoolique et incompétent, est écarté de la vie publique.
Notons que la belle unanimité des conjurés autour de Khrouchtchev éclatera assez rapidement, mais c'est une autre histoire.
Toujours aussi cynique, dur, et proche de la folie, ce tome conclusif de la série "La mort de Staline" décrit un panier de crabes diaboliquement dangereux et néfastes. Le dessin, et surtout les couleurs, suivent et soutiennent un récit de qualité.
La mort de Staline, t2, les funérailles, Nury, Robin

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Je l'ai lue ce week-end, bien apprécié.
Gromovar a dit…
Là je lis le t5 du Trone d'argile et c'set une superbe BD historique.
Efelle a dit…
Je suis tenté.
Gromovar a dit…
Laisse-toi faire, je le veux !