L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

Hannah forever


Le politique comme lieu élitiste de la libre parole chez les Athéniens et sa déliquescence subséquente, en grande partie causée par le christianisme. Le fragment est trop court pour se faire une idée de ce à quoi Arendt voulait en venir, et du coup Nietzsche est plus convaincant sur le même thème. Ce petit bouquin (malgré son charme indéniable) est inutile. L'opposition vie/liberté est quand même plaisante dans une optique tocquevillienne, ainsi que la référence aux grands hommes et aux grands actes comme fondateurs d'une polis qui est en la mémoire et la pérennisation, et nous montre en creux à quel point l'ère du politique est passée dans notre monde où le ventre commande à la tête.
La politique a-t-elle encore un sens ? Hannah Arendt

Commentaires

Guillmot a dit…
Je comprends maintenant ce que tu dois ressentir en lisant mes chroniques de livres scientifiques !
Gromovar a dit…
Pile poil ;-)
arutha a dit…
Guillaume et Gromovar : Abscons et Abstrus ? ;o)
Gromovar a dit…
A comme Arutha ;-)
La Mettrie a dit…
L'idée de départ de cette collection est bonne mais la plupart du temps elle ne nous livre que des tronçons de textes et altère les réflexions conduites par les auteurs. C'est assez dommage, surtout lorsqu'il s'agit de la critique que fait Arendt de la politique contemporaine, une critique que je trouve vivifiante pour la réflexion de qui cherche à comprendre la déchéance du champs politique.
Gromovar a dit…
Je trouve aussi. Finalement ça peut donner une image fausse de l'auteur même. Dommage.