2333 - Ed Park

Il y a des romans presque impossibles à résumer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans dont on se dit au début qu’on n’arrivera pas à les terminer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans qui finissent par embarquer leur lecteur dans un vortex et l’emmènent bien plus loin qu’il n’aurait cru aller, 2333 est de ceux-là. 2333 est le deuxième roman de l’écrivain américain d’origine coréenne Ed Park, le premier traduit en français, par Stéphane Vanderhaeghe chez Actes Sud. C’est un pavé de 600 pages globalement inrésumable, disais-je. Je fais une chose rare sur ce blog : fournir le résumé éditeur. Puis je commenterai. En 1919, des patriotes coréens dispersés à travers le monde établissent le Gouvernement provisoire de Corée pour protester contre la colonisation japonaise. Essentiellement symbolique, ce gouvernement en exil est officiellement dissous après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Une guerre civile éclate, entraînant la tragique division entre le Nord et le...

Hannah forever


Le politique comme lieu élitiste de la libre parole chez les Athéniens et sa déliquescence subséquente, en grande partie causée par le christianisme. Le fragment est trop court pour se faire une idée de ce à quoi Arendt voulait en venir, et du coup Nietzsche est plus convaincant sur le même thème. Ce petit bouquin (malgré son charme indéniable) est inutile. L'opposition vie/liberté est quand même plaisante dans une optique tocquevillienne, ainsi que la référence aux grands hommes et aux grands actes comme fondateurs d'une polis qui est en la mémoire et la pérennisation, et nous montre en creux à quel point l'ère du politique est passée dans notre monde où le ventre commande à la tête.
La politique a-t-elle encore un sens ? Hannah Arendt

Commentaires

Guillmot a dit…
Je comprends maintenant ce que tu dois ressentir en lisant mes chroniques de livres scientifiques !
Gromovar a dit…
Pile poil ;-)
arutha a dit…
Guillaume et Gromovar : Abscons et Abstrus ? ;o)
Gromovar a dit…
A comme Arutha ;-)
La Mettrie a dit…
L'idée de départ de cette collection est bonne mais la plupart du temps elle ne nous livre que des tronçons de textes et altère les réflexions conduites par les auteurs. C'est assez dommage, surtout lorsqu'il s'agit de la critique que fait Arendt de la politique contemporaine, une critique que je trouve vivifiante pour la réflexion de qui cherche à comprendre la déchéance du champs politique.
Gromovar a dit…
Je trouve aussi. Finalement ça peut donner une image fausse de l'auteur même. Dommage.