TysT - Luvan

" TysT " est un court roman de fantasy (?) de l'autrice et traductrice Luvan dont le financement participatif est terminé et la sortie programmée pour la fin de l'année. Illustré par Stéphane Perger et Arnaud S. Maniak, c'est un texte étrange mais pas dénué de charme. Il est suivi d'une playlyst (pas une coquille) , d'une courte postface de Laurence Jonard et d'un jeu d'écriture solitaire réalisé par Melville. Les masculins collectifs y sont féminins ; bon, dont acte. Imagine que notre monde n'est pas le seul possible. Imagine qu'au-delà, à côté, dans l'interstice mouvant que délimite un clin d’œil, il y a d'autres mondes. Un pays vif (fait de trois lieux) qui évoque la Faerie, un  pays veuf qui est celui des rêves, un pays endormi qui est le nôtre, celui où nous vivons endormis, ignorants des autres pays et presque incapables d'en percevoir les manifestations. Imagine que le pays vif est celui que, entrevu, nous racontons dans

Hannah forever


Le politique comme lieu élitiste de la libre parole chez les Athéniens et sa déliquescence subséquente, en grande partie causée par le christianisme. Le fragment est trop court pour se faire une idée de ce à quoi Arendt voulait en venir, et du coup Nietzsche est plus convaincant sur le même thème. Ce petit bouquin (malgré son charme indéniable) est inutile. L'opposition vie/liberté est quand même plaisante dans une optique tocquevillienne, ainsi que la référence aux grands hommes et aux grands actes comme fondateurs d'une polis qui est en la mémoire et la pérennisation, et nous montre en creux à quel point l'ère du politique est passée dans notre monde où le ventre commande à la tête.
La politique a-t-elle encore un sens ? Hannah Arendt

Commentaires

Guillmot a dit…
Je comprends maintenant ce que tu dois ressentir en lisant mes chroniques de livres scientifiques !
Gromovar a dit…
Pile poil ;-)
arutha a dit…
Guillaume et Gromovar : Abscons et Abstrus ? ;o)
Gromovar a dit…
A comme Arutha ;-)
La Mettrie a dit…
L'idée de départ de cette collection est bonne mais la plupart du temps elle ne nous livre que des tronçons de textes et altère les réflexions conduites par les auteurs. C'est assez dommage, surtout lorsqu'il s'agit de la critique que fait Arendt de la politique contemporaine, une critique que je trouve vivifiante pour la réflexion de qui cherche à comprendre la déchéance du champs politique.
Gromovar a dit…
Je trouve aussi. Finalement ça peut donner une image fausse de l'auteur même. Dommage.