Le Molosse - Tanabe d'après Lovecraft

Sortie du neuvième volume des adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe. " Le Molosse " est le premier recueil réalisé par le mangaka japonais, il réunit trois nouvelles : Le Temple , écrite en 1920, Le Molosse , écrite en 1922, et La Cité sans nom , écrite en 1921. Le Temple est le plus longue et la plus réussie imho. Dans les coursives d'un U-boat allemand en perdition durant la première guerre mondiale, on plonge vers une cité engloutie alors que la folie gagne peu à peu tout l'équipage. Dure, claustrophobique, Le Temple , dans une ambiance éprouvante à la Das Boot , met l'homme face à des terreurs et des anciennetés sans nom. Un très bon récit joliment adapté. Le Molosse est plus (trop) classique. Deux amis occultistes, l'un des deux est le narrateur, première mention lovecraftienne du Nécronomicon , créature hostile invoquée involontairement par une amulette magique, on est ici dans du trop classique, encore trop proche de l'horreur traditionnelle en

Brève revue de BD


Tome 5 de Prométhée, intitulé "Le sarcophage", en vente. L'histoire continue, tortueuse, complexe et foisonnante, dans une ambiance X-Files toujours aussi réussie. Le dessin fait intervenir plusieurs dessinateurs annexes pour assister Raffaele ; l'ensemble perd en cohérence et devient moins réussi. Qu'importe, c'est l'histoire qui importe ici, avec des couches sous des couches, et des explications qui annulent et remplacent des explications précédentes.
Prométhée 5, Le sarcophage, Bec, Raffaele, and guests


Préquelle de la très convenable série Zombies, scénarisée par Olivier Péru, avec ce tome 0, "La mort et le mourant", ironique et stressant, qui décrit l'invasion zombie, et est peut-être le meilleur de la série. On y voit un anti-héros (personnage principal des tomes suivants) égoïste, arrogant, et suffisant, survivre en étant juste assez lache pour y parvenir, et des soldats russes mourir jusqu'au dernier pour assurer à quelques civils les minutes dont ils ont besoin pour embarquer dans un avion vers un asile temporaire. On y voit comment la générosité ou l'humanité conduisent presque toujours à une mort prématurée quand le chaos commence, et comment la raison d'Etat doit être impitoyable comme l'expliquait déjà le colonel Kurtz à propos des petits bras vaccinés des enfants.
Avec une allusion amusante à Walking Dead.
Zombies 0, La mort et le mourant, Peru, Leoni

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Le "Zombies" est très alléchant :D C'est de la même série que La divine comédie" (ou quelque chose comme ça, je ne suis plus trop sûre) ?
Gromovar a dit…
Oui, et c'est très bon.