Hitler peignait des roses - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Hitler peignait des roses est l'un des quatre recueils de Harlan Ellison parus en français aux Humanoïdes Associés à la fin des années 70. Y sont rassemblés quinze nouvelles précédées d'une introduction de l'auteur lui-même. Dans celle-ci, intitulée Enfin révélé ce qui a tué les dinosaures ! Et ça n'a pas l'air d'aller très fort pour vous non plus , Ellison développe longuement, sur un ton amusant et agressif et disons même amusant car agressif, la consternation que lui inspire la pratique excessive de la télévision par ses contemporains. Dans des termes qui évoqueront aux lecteurs d'aujourd'hui ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, Ellison accable un média hypnotique et abrutissant responsable selon lui d'une vive dégradation de la capacité à distinguer entre réalité et illusion. Une inquiétude visionnaire, validée par l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons dorénavant ; que n'avons-nous écouté Ellison ! Pour lui, c'est dan...

Brève revue de BD


Tome 5 de Prométhée, intitulé "Le sarcophage", en vente. L'histoire continue, tortueuse, complexe et foisonnante, dans une ambiance X-Files toujours aussi réussie. Le dessin fait intervenir plusieurs dessinateurs annexes pour assister Raffaele ; l'ensemble perd en cohérence et devient moins réussi. Qu'importe, c'est l'histoire qui importe ici, avec des couches sous des couches, et des explications qui annulent et remplacent des explications précédentes.
Prométhée 5, Le sarcophage, Bec, Raffaele, and guests


Préquelle de la très convenable série Zombies, scénarisée par Olivier Péru, avec ce tome 0, "La mort et le mourant", ironique et stressant, qui décrit l'invasion zombie, et est peut-être le meilleur de la série. On y voit un anti-héros (personnage principal des tomes suivants) égoïste, arrogant, et suffisant, survivre en étant juste assez lache pour y parvenir, et des soldats russes mourir jusqu'au dernier pour assurer à quelques civils les minutes dont ils ont besoin pour embarquer dans un avion vers un asile temporaire. On y voit comment la générosité ou l'humanité conduisent presque toujours à une mort prématurée quand le chaos commence, et comment la raison d'Etat doit être impitoyable comme l'expliquait déjà le colonel Kurtz à propos des petits bras vaccinés des enfants.
Avec une allusion amusante à Walking Dead.
Zombies 0, La mort et le mourant, Peru, Leoni

Commentaires

Tigger Lilly a dit…
Le "Zombies" est très alléchant :D C'est de la même série que La divine comédie" (ou quelque chose comme ça, je ne suis plus trop sûre) ?
Gromovar a dit…
Oui, et c'est très bon.