In the Hours Preceding the Fall of Tau-Sants - Rich Larson

Futur indéterminé, sans doute très éloigné. Skinner et Kurkuma sont, visiblement, deux Enforcers en mission. Ils viennent d’arriver dans la très étrange ville de Tau-Sants pour y faire fabriquer par le meilleur armurier (de l’univers ?) , l’arme qui pourra renverser la Dynasty (on suppose que c’est le régime « enforced through algorithmic brutality » dont l’employeur des deux veut se débarrasser) . La mission est simple. Trouver l’armurier, lui donner le plan de l’arme, lui laisser le temps de la fabriquer puis l’utiliser (comment ?) pour faire chuter le régime. Seul problème : le duo est poursuivi par une tueuse qui veut l’en empêcher. Et même si « the city sat along a particularly volatile stretch of the quantic canal » , ce qui perturbe les mécanismes de recherche de la Dynasty et de sa sicaire, on imagine sans peine qu’accomplir leur tâche ne sera pas une sinécure. In the Hours Preceding the Fall of Tau-Sants est une nouvelle de Rich Larson, lisible gratuitemen...

Le garçon perdu


Sortie du premier tome de la nouvelle série de l'excellent Luc Brunschwig, auteur entre autres du Pouvoir des Innocents et de ses dérivés.
"Urban" raconte l'histoire de Zach, un garçon un peu naïf, un peu péquenot, qui entre dans la "police" de Montplaisir, le plus grand parc d'attraction de l'univers avec ses 18 millions de visiteurs quotidiens.
Animé (contrôlée discrètement) par une Alice et un Lapin Blanc virtuels, Montplaisir est un peu le parc d'attraction de Pinocchio, un immense lieu de plaisir qui cache l'antre de la perdition. A Montplaisir, le public, déguisé, peut trouver tout ce qui le distraira, de Mickey aux peep-shows en passant par une justice transformée en réality-show. Il reviendra à Zach de mettre à jour la pourriture cachée sous le clinquant.
Malgré les limites d'un premier tome, forcément d'exposition, "Urban" prend le lecteur à la gorge. Difficile de ne pas être ému par Zach, dont le rêve de justice se heurte à une réalité sordide, par Ishrat, la liftière presque nue à la peau couverte de logos de marque, par Isham, le jeune cador de la police au destin tragique. Ces trois se frottent et se blessent, ignorants de la présence d'autres acteurs au rôle encore trouble, tel le jeune garçon Niels.
Le graphisme, apparemment sketchy mais très détaillé, fourmille d'Easter Eggs, donnant une richesse rare au lieu décrit. L'aspect légèrement brumeux amené par la colorisation évoque l'ambiance du Blade Runner de Ridley Scott, ce qui n'est pas pour me déplaire.
On referme ce volume avec un sentiment de malaise et de satisfaction. Malaise pour les héros malheureux de cette anti-aventure, satisfaction d'avoir partagé un moment leur histoire.
Urban, t1 Les règles du jeu, Luc Brunschwig, Roberto Ricci

Commentaires

Maëlig a dit…
Je l'avais déjà repéré, il me fait bien envie.
Roberto Ricci a dit…
Merci pour la critique ;)
Roberto
Gromovar a dit…
Ca a été un plaisir :)