An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Angle Mort 4

Sortie récente du toujours très bon Angle Mort n°4, achetable ici pour 2,99 €. A ce niveau, ce n'est plus un prix, c'est une p.a.f.

On y trouve d'abord un édito "Comme chacun le sait, les lecteurs de science-fiction sont tous, au pire, des nerds asociaux, des cosplayers aux déguisements puérils, des geeks passionnés, des ados boutonneux à la pomme d’Adam surdimensionnée, au mieux, des scientifiques rêveurs, des intellectuels excentriques qui ont raté la gloire, voire des ufologues à temps partiel. Ils sont aussi mâles, en grande majorité. Et gros, évidemment, nous avons failli l’oublier.", toujours excellent, qui affirme que la SF devrait faire partie de la panoplie de tout honnête homme en formation, et s'interroge sur la nécessaire réforme de l'illustration de couverture en littérature de l'imaginaire. Je ne peux qu'être d'accord. Exemple :




Quand on voit ça, on se dit que c'est le meilleur moyen pour rester célibataire (et puceau) à vie.

Puis 4 nouvelles :

Dieu, vu de l'intérieur, de Jean-Claude Dunyach m'a rappelé l'aphorisme de Coluche "Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud, il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche, moins on le trouve". Je ne suis sûrement pas assez astrophysicien pour avoir apprécié à sa juste mesure.

Sale n..., de Ted Kosmatka est un émouvant récit dans lequel s'entremêlent lutte pour les droits civiques, racisme, et passage de témoin. Aussi proche du Malcolm X de Spike Lee que des X-Men de Stan Lee (non, ils ne sont pas frères), sauf qu'ici c'est des N-Men dont il est question, pas l'étape d'après mais celle d'avant.

Dahut, d'Hélène Marchetto est une jolie petite histoire racontant les derniers jours de la princesse Dahut d'Ys. Surranée, donc joliette.

La voix de son maitre, de Hannu Rajaniemi, le prodige finlandais dont le Net dit tant de bien. Il traite de la question des DRM sur le vivant dans un délire cyberpunk dont les héros sont un chien et un chat augmentés. L'homme est visiblement à la hauteur de sa réputation, il faudra que je lise très vite The Quantum Thief, son premier roman.

Commentaires

Elessar a dit…
Tiens, c'est marrant, les deux couv que tu mets sont dans ma bibliothèque et pourtant je ne suis plus seul (ni puceau :p) depuis un moment.
Comme quoi hein, tout peut arriver ^^