The Book of all Skies - Greg Egan

Imaginez un monde « coupé » en un très grand nombre de morceaux. Des morceaux qui, chacun, semblent un monde à part entière ou au moins un pays, dotés chacun d'un nom, d'une population (souvent) , d'une « ambiance » physique ou zoologique, d'une plus ou moins grande proximité avec son étoile. On passe de l'un à l'autre de ces morceaux à travers un « anneau » ou « cerceau », accessible depuis un point géographique précis du monde présent dans chaque morceau, ce qui fait de ce monde un espace multiplement connecté. Si on utilise l'anneau dans un sens on atteint un certain morceau (« ciel », d’où le titre) qu'on peut se représenter comme « au-dessus », et si on l'utilise dans l'autre sens on atteint le « ciel » qui serait « en-dessous » – tout ceci hors de toute verticalité physique bien entendu. De saut en saut on ferait – si tout était optimal – une boucle sans fin qui finirait par ramener le voyageur à son point de départ. Sous l'un de ces c

Angle Mort 4

Sortie récente du toujours très bon Angle Mort n°4, achetable ici pour 2,99 €. A ce niveau, ce n'est plus un prix, c'est une p.a.f.

On y trouve d'abord un édito "Comme chacun le sait, les lecteurs de science-fiction sont tous, au pire, des nerds asociaux, des cosplayers aux déguisements puérils, des geeks passionnés, des ados boutonneux à la pomme d’Adam surdimensionnée, au mieux, des scientifiques rêveurs, des intellectuels excentriques qui ont raté la gloire, voire des ufologues à temps partiel. Ils sont aussi mâles, en grande majorité. Et gros, évidemment, nous avons failli l’oublier.", toujours excellent, qui affirme que la SF devrait faire partie de la panoplie de tout honnête homme en formation, et s'interroge sur la nécessaire réforme de l'illustration de couverture en littérature de l'imaginaire. Je ne peux qu'être d'accord. Exemple :




Quand on voit ça, on se dit que c'est le meilleur moyen pour rester célibataire (et puceau) à vie.

Puis 4 nouvelles :

Dieu, vu de l'intérieur, de Jean-Claude Dunyach m'a rappelé l'aphorisme de Coluche "Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud, il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche, moins on le trouve". Je ne suis sûrement pas assez astrophysicien pour avoir apprécié à sa juste mesure.

Sale n..., de Ted Kosmatka est un émouvant récit dans lequel s'entremêlent lutte pour les droits civiques, racisme, et passage de témoin. Aussi proche du Malcolm X de Spike Lee que des X-Men de Stan Lee (non, ils ne sont pas frères), sauf qu'ici c'est des N-Men dont il est question, pas l'étape d'après mais celle d'avant.

Dahut, d'Hélène Marchetto est une jolie petite histoire racontant les derniers jours de la princesse Dahut d'Ys. Surranée, donc joliette.

La voix de son maitre, de Hannu Rajaniemi, le prodige finlandais dont le Net dit tant de bien. Il traite de la question des DRM sur le vivant dans un délire cyberpunk dont les héros sont un chien et un chat augmentés. L'homme est visiblement à la hauteur de sa réputation, il faudra que je lise très vite The Quantum Thief, son premier roman.

Commentaires

Elessar a dit…
Tiens, c'est marrant, les deux couv que tu mets sont dans ma bibliothèque et pourtant je ne suis plus seul (ni puceau :p) depuis un moment.
Comme quoi hein, tout peut arriver ^^