Halcyon Years - Alastair Reynolds

Yuri Gagarin est un détective privé dont les affaires vivotent. Plutôt bas de gamme, l’homme traque essentiellement des conjoints adultères qu’il tente de prendre en photo avec son petit appareil. Et voilà qu’une femme fatale (comment la désigner autrement ?) vient lui demander d’enquêter sur les morts suspectes de deux jeunes gens, les plus jeunes membres des deux familles les plus puissantes d’Halcyon. La police a classé les deux morts, séparées de quelques semaines, comme accidentelles. C’est ce qui motive cette surprenante demande d’enquête, venue d’une personne qui dit agir pour une institution. Pour ce qui est d’Halcyon, c’est le nom du vaisseau-arche, en route depuis des siècles vers une étoile lointaine, dans lequel vit Yuri Gagarin ; on y est dans l’année du voyage 355. Et, en ce qui concerne le privé lui-même, oui, il s’agit bien de l’historique Yuri Gagarin ! Qui est très loin d’imaginer dans quoi il s’embarque et où tout ceci le mènera. Halcyon Years est le dernier roman...

Angle Mort 4

Sortie récente du toujours très bon Angle Mort n°4, achetable ici pour 2,99 €. A ce niveau, ce n'est plus un prix, c'est une p.a.f.

On y trouve d'abord un édito "Comme chacun le sait, les lecteurs de science-fiction sont tous, au pire, des nerds asociaux, des cosplayers aux déguisements puérils, des geeks passionnés, des ados boutonneux à la pomme d’Adam surdimensionnée, au mieux, des scientifiques rêveurs, des intellectuels excentriques qui ont raté la gloire, voire des ufologues à temps partiel. Ils sont aussi mâles, en grande majorité. Et gros, évidemment, nous avons failli l’oublier.", toujours excellent, qui affirme que la SF devrait faire partie de la panoplie de tout honnête homme en formation, et s'interroge sur la nécessaire réforme de l'illustration de couverture en littérature de l'imaginaire. Je ne peux qu'être d'accord. Exemple :




Quand on voit ça, on se dit que c'est le meilleur moyen pour rester célibataire (et puceau) à vie.

Puis 4 nouvelles :

Dieu, vu de l'intérieur, de Jean-Claude Dunyach m'a rappelé l'aphorisme de Coluche "Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud, il est partout et on ne le voit pas, et plus on le cherche, moins on le trouve". Je ne suis sûrement pas assez astrophysicien pour avoir apprécié à sa juste mesure.

Sale n..., de Ted Kosmatka est un émouvant récit dans lequel s'entremêlent lutte pour les droits civiques, racisme, et passage de témoin. Aussi proche du Malcolm X de Spike Lee que des X-Men de Stan Lee (non, ils ne sont pas frères), sauf qu'ici c'est des N-Men dont il est question, pas l'étape d'après mais celle d'avant.

Dahut, d'Hélène Marchetto est une jolie petite histoire racontant les derniers jours de la princesse Dahut d'Ys. Surranée, donc joliette.

La voix de son maitre, de Hannu Rajaniemi, le prodige finlandais dont le Net dit tant de bien. Il traite de la question des DRM sur le vivant dans un délire cyberpunk dont les héros sont un chien et un chat augmentés. L'homme est visiblement à la hauteur de sa réputation, il faudra que je lise très vite The Quantum Thief, son premier roman.

Commentaires

Elessar a dit…
Tiens, c'est marrant, les deux couv que tu mets sont dans ma bibliothèque et pourtant je ne suis plus seul (ni puceau :p) depuis un moment.
Comme quoi hein, tout peut arriver ^^