L'Homme sans tête - Gene Wolfe

Dans le Bifrost 124 , il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction (dans laquelle Roland Lehoucq décortique le film Projet Dernière Chance ) , etc. Il y a un édito d'Olivier Girard qui parle de confiance dans le monde du livre, confiance entre les petites mains, par-delà la valse des généraux, confiance qui permet de travailler et de continuer à le faire en dépit des vicissitudes capitalistiques. Chroniquant le Trois Oboles pour Charon de Frank Ferric, j’écrivais « L’absurdité du conflit des hommes est le seul spectacle que l’éternité lui offre » . Je m’y tiens. Dans le Bifrost 124 , il y a un volumineux dossier sur le très prolifique et insaisissable Antoine Volodine. L’homme a ses fans, je n’en suis pas, je n’ai donc pas grand-chose à en dire si ce n’est que le dossier semble vraiment très complet, comprenant notamment une longue interview réalisée par Hugues Robert. Il y a aussi dans le Bifrost 124 , une très courte nouvelle de Gene Wolfe. L’H...

Literate rock

Le Traqueur Stellaire nous parlait il y a peu de l'inspiration mythologique des groupes de metal.

L'idée m'est alors venue de lister quelques chansons inspirées d'oeuvres littéraires, et les citant plus ou moins explicitement. Je puise évidemment dans mon panthéon personnel, et dans ce hall of fame Iron Maiden et The Cure représentent la majorité du temps d'écoute total.

Pour commencer To Tame a Land d'Iron Maiden, hommage au Dune de Frank Herbert. Paroles et musique font bien plus que l'évoquer.



L'émouvantissime How beautiful you are des Cure adapte de brillante manière le poème en prose Les yeux des pauvres de Baudelaire (rien qu'à l'écouter en tapant ça j'ai des frissons).



L'énormissime et longuissime Rime of the Ancient Mariner d'Iron Maiden adapte et cite en deux fois le The Rime of the Ancyent Marinere de Samuel Taylor Coleridge



Inspiré de L'étranger de Camus, The Cure débutait sa carrière par Killing an Arab. Confrontés aux incultes qui l'accusaient de racisme, Robert Smith a souvent chanté Killing an Englishman à la place des paroles originales.



Still Life, où Iron Maiden met en musique le Genius Loci du très lovecraftien Clark Ashton Smith.



Nouvelle séance de goosebumps en écoutant le Disintegration des Cure. On y trouve, vers la fin, un cadavre exquis qui contient une jolie référence déguisée aux Ecritures. Superbe chanson sur la fin d'un amour.



Encore Maiden pour un hommage à Gaston Leroux et à son Fantôme de l'Opéra.



Enfin, le groupe français Jack the Ripper échantillonne Jean Marais disant Jean Cocteau dans La belle et la Bête. On trouve cet échantillon à la presque fin de A Portrait's gallery, magnifique chanson aux sonorités est-européennes.



PLAY IT LOUD !

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Je vais aller écouter ça tout à l'heure sur le PC qui a du son, en tout cas c'est chouette que mon billet t'ait inspiré pour rebondir dessus ! A noter aussi un bel album de Blind Guardian entièrement dédié à l'œuvre de Tolkien.
Gromovar a dit…
Faut le faire écouter à Anudar le To Tame a Land.
Alias a dit…
Moins métal et plus rock progressif, le groupe québécois The Box a signé l'adaptation du "Horla" de Maupassant.

Un extrait? Voici: http://www.youtube.com/watch?v=388fZEhTtm4
Dune Jacurutu a dit…
Je suis en train d'achever de compiler une liste de près d'une centaine d'artistes/groupes ayant pris Dune comme thème (Heavy Metal/Jazz Fusion/Industrial/Hip hop etc). Si ça t'intéresse je t'envoie le lien.
Gromovar a dit…
@ Lampadas : Volontiers