Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Literate rock

Le Traqueur Stellaire nous parlait il y a peu de l'inspiration mythologique des groupes de metal.

L'idée m'est alors venue de lister quelques chansons inspirées d'oeuvres littéraires, et les citant plus ou moins explicitement. Je puise évidemment dans mon panthéon personnel, et dans ce hall of fame Iron Maiden et The Cure représentent la majorité du temps d'écoute total.

Pour commencer To Tame a Land d'Iron Maiden, hommage au Dune de Frank Herbert. Paroles et musique font bien plus que l'évoquer.



L'émouvantissime How beautiful you are des Cure adapte de brillante manière le poème en prose Les yeux des pauvres de Baudelaire (rien qu'à l'écouter en tapant ça j'ai des frissons).



L'énormissime et longuissime Rime of the Ancient Mariner d'Iron Maiden adapte et cite en deux fois le The Rime of the Ancyent Marinere de Samuel Taylor Coleridge



Inspiré de L'étranger de Camus, The Cure débutait sa carrière par Killing an Arab. Confrontés aux incultes qui l'accusaient de racisme, Robert Smith a souvent chanté Killing an Englishman à la place des paroles originales.



Still Life, où Iron Maiden met en musique le Genius Loci du très lovecraftien Clark Ashton Smith.



Nouvelle séance de goosebumps en écoutant le Disintegration des Cure. On y trouve, vers la fin, un cadavre exquis qui contient une jolie référence déguisée aux Ecritures. Superbe chanson sur la fin d'un amour.



Encore Maiden pour un hommage à Gaston Leroux et à son Fantôme de l'Opéra.



Enfin, le groupe français Jack the Ripper échantillonne Jean Marais disant Jean Cocteau dans La belle et la Bête. On trouve cet échantillon à la presque fin de A Portrait's gallery, magnifique chanson aux sonorités est-européennes.



PLAY IT LOUD !

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Je vais aller écouter ça tout à l'heure sur le PC qui a du son, en tout cas c'est chouette que mon billet t'ait inspiré pour rebondir dessus ! A noter aussi un bel album de Blind Guardian entièrement dédié à l'œuvre de Tolkien.
Gromovar a dit…
Faut le faire écouter à Anudar le To Tame a Land.
Alias a dit…
Moins métal et plus rock progressif, le groupe québécois The Box a signé l'adaptation du "Horla" de Maupassant.

Un extrait? Voici: http://www.youtube.com/watch?v=388fZEhTtm4
Dune Jacurutu a dit…
Je suis en train d'achever de compiler une liste de près d'une centaine d'artistes/groupes ayant pris Dune comme thème (Heavy Metal/Jazz Fusion/Industrial/Hip hop etc). Si ça t'intéresse je t'envoie le lien.
Gromovar a dit…
@ Lampadas : Volontiers