Reus 2066 - Pablo Martin Sanchez

Jeudi 24 juin 2066. Un peu plus de trois mois avant la fin du moratoire d’évacuation de la péninsule espagnole selon les termes du pacte de la Honte. Trois mois avant que l’Espagne tout entière devienne l’une des bases militaires des forces alliées dans la Troisième Guerre Mondiale. Dans cette perspective, les Espagnols doivent évacuer vers d’autres pays où ils seront, tant bien que mal, accueillis. La plupart l’ont déjà fait. Quelques acharnés résistent, ne veulent pas quitter leur terre. Pablo, 89 ans, est l’un de ces acharnés. Avec onze autres récalcitrants comme lui, il occupe le Pere Mata, un asile psychiatrique reconverti en centre gériatrique dans les environs de la ville de Reus, en Catalogne. Ancien écrivain qui n’a plus écrit une ligne depuis longtemps, Pablo se remet en ce 24 juin à tenir un journal. C’est ce journal que tu liras, lecteur, si tu parcours les pages de Reus, 2066 , dernier roman traduit en français de Pablo Martin Sanchez et troisième volume de la biographie f

Je suis le ténébreux, le veuf, l'inconsolé

J'ai reçu, il y a peu, un colis, apporté par la mer, de la fascinante Loula. A l'intérieur, il y avait de nombreux objets propres à ravir le corps et l'esprit, ainsi qu'une missive et une photo.



En partance pour la vallée de Gwangi, où elle espérait chasser le dinosaure en compagnie d'autres cowboys O_o, la jeune mais brave Loula m'envoyait ce qui serait peut-être son dernier cadeau. Il y avait le récit de ses précédentes aventures dans Le monde perdu sous la mer, et en Atlantide, du café du Guatémala (ramené, je l'imagine, d'un voyage), un fabuleux champignon magique de l'espèce de celui que croqua Alice, ainsi qu'une photo que je chérirai jusqu'à mon dernier souffle. On y voit bien que la jeune Loula n'est pas seulement courageuse mais aussi d'une très grande beauté.



Je prie pour la réussite de son expédition cynégétique au Gwangi, et espère qu'elle me reviendra couverte de gloire afin que nous puissions de nouveau siroter un café guatémaltèque dans mon patio face à la mer.

Commentaires

Loula a dit…
Mon voyage se poursuit en effet, pour l'instant sans encombres et la liaison internet est bonne aux abords de la vallée de Gwangi, j'espère rencontrer- et capturer- bientôt des dinosaures en plastique fluo, euh, non, venus d'une autre époque, et vous raconter bientôt mes aventures...
Gromovar a dit…
Bon et prompt retour, chère amie.
Lhisbei a dit…
Contente de voir que ce colis est arrivé à bon port après ce voyage houleux :)
Gromovar a dit…
Le Gwangi, c'est loin.