Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Déliquescence


"In the house of the Worm" est une longue nouvelle écrite en 1975 par George R.R. Martin et disponible en numérique.
Sur un monde agonisant, sous terre, vivent les Enfants du Ver. "Guidés" par l'Homme-Ver, divin monstre chirurgical, ils ne font que paraître et se distraire. En lutte perpétuelle contre les grouns qu'ils mangent et qui les mangent, ils observent l'extinction progressive de leur soleil lors de fêtes orgiaques où s'exprime toute leur fatuité. La vengeance du jeune Annelyn, armé de sa dague, de son orgueil, et de trop peu de lumière, l'amènera au-delà du plus lointain et lui apprendra beaucoup sur l'histoire de son monde.
En quelques pages inaugurales, George R.R. Martin crée un monde en déliquescence dans lequel des humains vivent dans des "terriers" sous un soleil mourant. Il suggère une Histoire mêlée de légende, une religion, une culture, des pratiques sociales et une hiérarchie des hommes et des races. Belle ouvrage.
Annelyn vit, comme un courtisan, dans un lieu labyrinthique, rouillé, décrépit, et crépusculaire, à mi-chemin entre Versailles et la Maison Usher. Inculte et infatué, il va faire, à son corps défendant, ce que Ballandier nommait le "détour anthropologique". Il en reviendra transformé.
"In the house of the Worm" est une nouvelle agréable à lire, dans laquelle l'auteur démontre une grande capacité de création de monde.
In the house of the Worm, George R.R. Martin

Commentaires

Efelle a dit…
Le synopsis me fait penser à un Brussolo de l'époque Fleuve Noir Anticipation mais je suppose que c'est moins décomplexé ou délirant et surtout plus construit...
Gromovar a dit…
Je crois que c'est une bonne définition :)
Tigger Lilly a dit…
Ça ne se trouve qu'en numérique et en anglais ?
Gromovar a dit…
Malheureusement je crois que oui.

Tu as vu, je t'ai encore interviewé un post-ap.