No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Déliquescence


"In the house of the Worm" est une longue nouvelle écrite en 1975 par George R.R. Martin et disponible en numérique.
Sur un monde agonisant, sous terre, vivent les Enfants du Ver. "Guidés" par l'Homme-Ver, divin monstre chirurgical, ils ne font que paraître et se distraire. En lutte perpétuelle contre les grouns qu'ils mangent et qui les mangent, ils observent l'extinction progressive de leur soleil lors de fêtes orgiaques où s'exprime toute leur fatuité. La vengeance du jeune Annelyn, armé de sa dague, de son orgueil, et de trop peu de lumière, l'amènera au-delà du plus lointain et lui apprendra beaucoup sur l'histoire de son monde.
En quelques pages inaugurales, George R.R. Martin crée un monde en déliquescence dans lequel des humains vivent dans des "terriers" sous un soleil mourant. Il suggère une Histoire mêlée de légende, une religion, une culture, des pratiques sociales et une hiérarchie des hommes et des races. Belle ouvrage.
Annelyn vit, comme un courtisan, dans un lieu labyrinthique, rouillé, décrépit, et crépusculaire, à mi-chemin entre Versailles et la Maison Usher. Inculte et infatué, il va faire, à son corps défendant, ce que Ballandier nommait le "détour anthropologique". Il en reviendra transformé.
"In the house of the Worm" est une nouvelle agréable à lire, dans laquelle l'auteur démontre une grande capacité de création de monde.
In the house of the Worm, George R.R. Martin

Commentaires

Efelle a dit…
Le synopsis me fait penser à un Brussolo de l'époque Fleuve Noir Anticipation mais je suppose que c'est moins décomplexé ou délirant et surtout plus construit...
Gromovar a dit…
Je crois que c'est une bonne définition :)
Tigger Lilly a dit…
Ça ne se trouve qu'en numérique et en anglais ?
Gromovar a dit…
Malheureusement je crois que oui.

Tu as vu, je t'ai encore interviewé un post-ap.