Mignola - Nixey - Batman La Malédiction qui s'abattit sur Gotham

Sous une couverture aux couleurs passées qui évoque un pulp trop souvent manipulé se trouve La Malédiction qui s'abattit sur Gotham , un petit bijou de Mike Mignola, Richard Pace et Troy Nixey publié en français chez Urban Nomad dans une traduction d'Alex Nikolavitch. 1928. Antarctique. L'Argo, un navire commandé par le jeune milliardaire Bruce Wayne, aborde les côtes de la terre Victoria. Il y retrouve les restes de l'expédition du professeur Cobblepot, de l'université de Gotham. Pris par les glaces, le navire scientifique de Cobblepot est immobilisé. Cela n'a rien d'étonnant. Ce qui l'est, en revanche, c'est l'état de l'équipage. Tous les hommes sont retrouvés morts par Wayne et ses associés (Dick Grayson et Tim Drake notamment) , sauf le professeur Cobblepot, disparu, et un dénommé Grendon, qui a l'air plus mort que vif. Recherches terminées, malgré une issue peu satisfaisante, l'Argo retourne à Gotham. Il ramène Grendon, sauvé in ...

Déliquescence


"In the house of the Worm" est une longue nouvelle écrite en 1975 par George R.R. Martin et disponible en numérique.
Sur un monde agonisant, sous terre, vivent les Enfants du Ver. "Guidés" par l'Homme-Ver, divin monstre chirurgical, ils ne font que paraître et se distraire. En lutte perpétuelle contre les grouns qu'ils mangent et qui les mangent, ils observent l'extinction progressive de leur soleil lors de fêtes orgiaques où s'exprime toute leur fatuité. La vengeance du jeune Annelyn, armé de sa dague, de son orgueil, et de trop peu de lumière, l'amènera au-delà du plus lointain et lui apprendra beaucoup sur l'histoire de son monde.
En quelques pages inaugurales, George R.R. Martin crée un monde en déliquescence dans lequel des humains vivent dans des "terriers" sous un soleil mourant. Il suggère une Histoire mêlée de légende, une religion, une culture, des pratiques sociales et une hiérarchie des hommes et des races. Belle ouvrage.
Annelyn vit, comme un courtisan, dans un lieu labyrinthique, rouillé, décrépit, et crépusculaire, à mi-chemin entre Versailles et la Maison Usher. Inculte et infatué, il va faire, à son corps défendant, ce que Ballandier nommait le "détour anthropologique". Il en reviendra transformé.
"In the house of the Worm" est une nouvelle agréable à lire, dans laquelle l'auteur démontre une grande capacité de création de monde.
In the house of the Worm, George R.R. Martin

Commentaires

Efelle a dit…
Le synopsis me fait penser à un Brussolo de l'époque Fleuve Noir Anticipation mais je suppose que c'est moins décomplexé ou délirant et surtout plus construit...
Gromovar a dit…
Je crois que c'est une bonne définition :)
Tigger Lilly a dit…
Ça ne se trouve qu'en numérique et en anglais ?
Gromovar a dit…
Malheureusement je crois que oui.

Tu as vu, je t'ai encore interviewé un post-ap.