Il y a des romans presque impossibles à résumer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans dont on se dit au début qu’on n’arrivera pas à les terminer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans qui finissent par embarquer leur lecteur dans un vortex et l’emmènent bien plus loin qu’il n’aurait cru aller, 2333 est de ceux-là. 2333 est le deuxième roman de l’écrivain américain d’origine coréenne Ed Park, le premier traduit en français, par Stéphane Vanderhaeghe chez Actes Sud. C’est un pavé de 600 pages globalement inrésumable, disais-je. Je fais une chose rare sur ce blog : fournir le résumé éditeur. Puis je commenterai. En 1919, des patriotes coréens dispersés à travers le monde établissent le Gouvernement provisoire de Corée pour protester contre la colonisation japonaise. Essentiellement symbolique, ce gouvernement en exil est officiellement dissous après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Une guerre civile éclate, entraînant la tragique division entre le Nord et le...
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Commentaires
Je rajouterais juste que le sens du devoir face à "l'atome fou" civil ou militaire mis en avant dans cette nouvelle vraiment majeure de l'œuvre d'Heinlein se retrouve aussi dans Histoire du Futur : avec « Blowups Happen » (nucléaire civil) et « The Long Watch » (où en plein putch d'officiers militaires, le dernier homme loyal joue les liquidateurs en sacrifiant sa vie pour désamorcer les ogives nucléaires entre les mains des rebelles).
Je suis d'accord avec ta citation des anonymes de Tchernobyl, Fukushima et du K-19, la liste n'est hélas pas clause. Heinlein est un auteur à relire à l'heure actuelle, en plein débat nucléaire.