The Blacktongue Thief - Christopher Buehlman

Kinch Na Shannack appartient à la Takers Guild , nom officiel de la Guilde des Voleurs. Comme la plupart de ses confrères et consœurs, il est endetté envers l’organisation en contrepartie de la formation qu’il a reçue. Une dette qu’il doit payer, sous peine de mort à plus ou moins brève échéance. Voilà pourquoi, quand une mission lui est confiée, il s’exécute sans discuter – alors même qu’il ne connaît pas la nature exacte de la tâche qu’on attend de lui. Tout ce qu’on lui a ordonné, c’est d’accompagner une femme chevalier en route pour Oustrim, un royaume situé à l’autre bout de la carte, qui vient d’être envahi par une armée de géants. Compétent dans le crochetage, le combat au couteau, l’escalade de murs, l’art d’amortir ses chutes, le tissage de mensonges, la fabrication de pièges, et capable de lancer quelques petits sortilèges, Kinch est un voleur doué et efficace. La femme qu’il doit convaincre d’accepter sa compagnie se nomme Galva, et c’est une combattante redoutable. Si The B...

Hobbes à Fukushima


Les éditions ActuSF publient de nouveau un maître étranger, après Moorcock, avec ce "Jackpots", qui renferme quatre nouvelles de Robert Heinlein, dont une inédite en France.
Après une préface plutôt biographique d'Eric Picholle (qui m'a aimablement dédicacé le recueil, une bonne raison pour précommander chez ActuSF), le premier texte est "Sous le poids des responsabilités". Dans l'espace on est en apesanteur, sauf si on accélère. Et plus on accélère fort, plus c'est douloureux. C'est le devoir qu'Heinlein met ici en exergue, le sens du sacrifice dont font montre certains dans les situations de crise. On ne pourra s'empêcher de penser aux liquidateurs de Tchernobyl, aux ouvriers de Fukushima, ou aux marins du K-19, dont la sacrifice, en pleine guerre froide, est injustement méconnu.
"Solutions non satisfaisantes" est le gros morceau du recueil. Renseigné et visionnaire, Heinlein y décrit, quelques années avant l'heure, la terreur atomique, et y invente, bien avant tout le monde, le concept de "bombe sale". Face à la menace d'anéantissement, Heinlein ne peut imaginer qu'une solution (non satisfaisante) hobbesienne.
"La création a pris huit jours", inédit, aurait pu le rester. C'est fortéen certes, mais pas d'affect, pas d'explication, dans ce texte dont on sort comme on y est entré.
"Une année faste" parle à mon coeur économique. L'application extrémiste que fait Heinlein de la théorie des cycles et du déterminisme statistique lui permet d'écrire un texte amusant, à la fin enlevée.

Au final, un recueil plaisant, avec ce mélange de gravité "Folamour" et de légèreté "American Graffiti" qui est le propre de l'âge d'or.

Jackpots, Robert Heinlein

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Ha, voila une chouette première chronique que je croise sur ce recueil ! Et il semble bien correspondre aux exigences que j'espérais y trouver (je suis en retard dans mes lectures d'Heinlein, la faute à la PAL).

Je rajouterais juste que le sens du devoir face à "l'atome fou" civil ou militaire mis en avant dans cette nouvelle vraiment majeure de l'œuvre d'Heinlein se retrouve aussi dans Histoire du Futur : avec « Blowups Happen » (nucléaire civil) et « The Long Watch » (où en plein putch d'officiers militaires, le dernier homme loyal joue les liquidateurs en sacrifiant sa vie pour désamorcer les ogives nucléaires entre les mains des rebelles).

Je suis d'accord avec ta citation des anonymes de Tchernobyl, Fukushima et du K-19, la liste n'est hélas pas clause. Heinlein est un auteur à relire à l'heure actuelle, en plein débat nucléaire.
Gromovar a dit…
Il faudra que je me procure ces deux nouvelles.
Efelle a dit…
Faudra que je me le prenne finalement...