La Seconde vie de Sander - Stepan Razorënov

Sander est mort. Et Sander « renaît », dans un au-delà qui est peut-être l’Enfer, ou pas. Un Diable y règne en tout cas, mais il ne contrôle qu’un palais, une salle de torture, et quelques troupes, chasseurs, gardes et tortionnaires. Le reste est un no man’s land dans lequel errent les bannis tels que lui, anciens humains que leur trépas puis leur renaissance ont revêtu de formes monstrueuses. Contrairement à certains égarés, Sander ne se suicide pas dès sa renaissance. Contrairement à tous, il ne se satisfait pas d’une existence stérile et oisive dans un monde vide où rien d’autre n’arrive que les attaques périodiques des chasseurs du Diable qui enlèvent les born-again et les emmènent vers un avenir de torture. Non. Sander est différent. Sander a une idée et un projet. Fédérer autour de lui les énergies et les compétences de tous les born-again pour bâtir une ville dans laquelle tous (les déjà présents comme les nouveaux arrivants) seront accueillis, tous vivront mieux, t...

Tout sauf une ordure


"Ténèbres 2010" est l'avatar contemporain de la revue annuelle Ténèbres, éditée par la petite et néanmoins vaillante maison Dreampress.
Sous une couverture flashy et amusante, on trouve dix nouvelles fantastiques. Français, étranger, confirmé, ou débutant, il y a de tout dans ce numéro. Jetons-y un oeil, au risque de ne pouvoir le récupérer.

Il y a dans "Ténèbres 2010" une superbe nouvelle, forte, émouvante, rare. Une vraie perle qui justifie à soi-seule l'achat de la revue, c'est Noël en Enfer d'Orson Scott Card.

Coupe, de Dena M. Martin est dérangeante comme doit l'être une bonne short story fantastique.

Terry et le loup-garou est une pochade de William Peter Blatty, plutôt drôle mais pas fantastique. La suit une (très) longue et (très) complète interview, pour savoir enfin ce que sa mère fait vraiment en Enfer.

Les faucheurs de Jason Sanford est une histoire déjà faite sous une forme ou sous une autre, mais intelligemment traitée dans une approche que n'aurait pas renié le Greg Egan de Diaspora.

Masques, Nébula 2009 d'Eugie Foster, est une nouvelle imaginative, dérangeante, osée. Elle souffre d'une fin un peu trop abrupte, mais tout ce qui précède est d'excellente facture.

Le reste, bon, je n'en dirais rien.

Ténèbres 2010, Anthologie fantastique

Commentaires

El Jc a dit…
Ce n'est pas la première fois que j'en entend du bien. Du coup je note la référence.
Gromovar a dit…
4 (sûr) voire 5 très correctes sur 10, c'est convenable ; même si on est toujours gonflé en terminant une qu'on n'a pas aimée, mais c'est la loi du genre.