Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Tintin chez les Soviets



"Jour J" est une collection de BD uchroniques publiée par Delcourt. Les tomes 3 et 4, "Septembre rouge" et "Octobre noir", racontent comment un policier français, aidé d'un anarchiste prétendument mort (Bonnot), provoque la révolution russe pour distraire l'Allemagne et la forcer à quitter la France, envahie après la conquête réussie de Paris et la capitulation du gouvernement.
Nous sommes ici dans de la BD d'aventure, trépidante et rebondissante. L'histoire est distrayante, même si le scénario fait la part un peu trop belle aux rebondissements, à la chance, et au name dropping (on passe en revue tous les protagonistes de la révolution russe, sans compter Clémenceau, Kerenski, Bonnot). Quelques points historiques sont justement traités, l'opposition politique entre bolchéviques et anarchistes, mortelle en Russie comme pendant la guerre d'Espagne, le cynisme des bolchéviques, la brutalité de Staline. Mais un point de départ différent, l'effondrement français en 1914, amène à une conclusion différente du trip de Lénine en Russie, sans le tsar mais aussi sans les bolchéviques.
Le point négatif de ce diptyque, c'est le graphisme. Trait fin et pas toujours assuré, couleurs trop intense et à la limite de l'aplat, petits visages moustachus, tout a concouru à me rappeler Tintin. Pour des albums dessinés cette année, c'est un peu affligeant, mille sabords !
Jour J, t3 Septembre rouge et t4 Octobre noir, Duval, Pécau, Calvez

L'avis d'Anudar

Lu dans le cadre du challenge Winter Time Travel de Lhisbei.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Autant j'ai adoré les deux tomes précédents, autant les t3 et 4 m'ont laissé plus tiède.
BiblioMan(u) a dit…
Ah ben je viens juste de chroniquer le premier de la série, et ça ne m'a pas emballé du tout.
Gromovar a dit…
Le 1, je ne l'ai pas acheté au vu des nombreuses critiques mitigées, pour le 3 et 4 je n'ai pas attendu et j'aurais pu me dispenser. Ceci dit, mis à part le graphisme, ce n'est complètement catastrophique, puis j'aime tellement l'uchronie et le guerre de 14 que j'ai du mal à être totalement objectif.
Unknown a dit…
Mais je ne comprend pas en quoi la révolution russe peut profiter aux français. Au contraire, ils y perdent des capitaux et l'Allemagne se détourne des combats à l'Est, non ?

A moins que les anarchistes réussissent là où les spartakistes ont échoués et déstabilisent le Reich ... c'est ça ?
Gromovar a dit…
Il est interdit de lire le commentaire ci-dessus, c'est un spoiler ;-)

De plus, le tsar voulait négocier une paix séparée.