L'Homme invisible - Tynion IV - Dani

Après un premier album déjà consacré à ressusciter un Universal Monster, en l’occurrence Dracula , James Tynion IV revient à l’exercice avec cet Homme invisible , réalisé avec Dani aux pinceaux. Mais ici c’est une sorte de préquel au film de 1933 que propose Tynion, contrairement à ce qu’il avait fait pour son adaptation précédente. Début du XXe siècle. Jack Griffin est un obscur chimiste. Il travaille comme assistant dans le laboratoire du docteur Cranley où il mène aussi, secrètement, ses propres expériences. Grâce à une substance appelée monocaïne, Griffin parvient à transformer profondément la physiologie de ses cobayes, les rendant plus intelligents et plus agressifs qu’ils ne l’étaient auparavant, et surtout invisibles. Testant ses dosages sur des mammifères de plus en plus gros et proches de l’humain, Griffin avance à grands pas dans ses recherches, au prix d’arrangements de plus en plus grands avec la morale. Au début du film de 1933, Griffin est déjà devenu invisible. Le séru...

Tintin chez les Soviets



"Jour J" est une collection de BD uchroniques publiée par Delcourt. Les tomes 3 et 4, "Septembre rouge" et "Octobre noir", racontent comment un policier français, aidé d'un anarchiste prétendument mort (Bonnot), provoque la révolution russe pour distraire l'Allemagne et la forcer à quitter la France, envahie après la conquête réussie de Paris et la capitulation du gouvernement.
Nous sommes ici dans de la BD d'aventure, trépidante et rebondissante. L'histoire est distrayante, même si le scénario fait la part un peu trop belle aux rebondissements, à la chance, et au name dropping (on passe en revue tous les protagonistes de la révolution russe, sans compter Clémenceau, Kerenski, Bonnot). Quelques points historiques sont justement traités, l'opposition politique entre bolchéviques et anarchistes, mortelle en Russie comme pendant la guerre d'Espagne, le cynisme des bolchéviques, la brutalité de Staline. Mais un point de départ différent, l'effondrement français en 1914, amène à une conclusion différente du trip de Lénine en Russie, sans le tsar mais aussi sans les bolchéviques.
Le point négatif de ce diptyque, c'est le graphisme. Trait fin et pas toujours assuré, couleurs trop intense et à la limite de l'aplat, petits visages moustachus, tout a concouru à me rappeler Tintin. Pour des albums dessinés cette année, c'est un peu affligeant, mille sabords !
Jour J, t3 Septembre rouge et t4 Octobre noir, Duval, Pécau, Calvez

L'avis d'Anudar

Lu dans le cadre du challenge Winter Time Travel de Lhisbei.

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Autant j'ai adoré les deux tomes précédents, autant les t3 et 4 m'ont laissé plus tiède.
BiblioMan(u) a dit…
Ah ben je viens juste de chroniquer le premier de la série, et ça ne m'a pas emballé du tout.
Gromovar a dit…
Le 1, je ne l'ai pas acheté au vu des nombreuses critiques mitigées, pour le 3 et 4 je n'ai pas attendu et j'aurais pu me dispenser. Ceci dit, mis à part le graphisme, ce n'est complètement catastrophique, puis j'aime tellement l'uchronie et le guerre de 14 que j'ai du mal à être totalement objectif.
Unknown a dit…
Mais je ne comprend pas en quoi la révolution russe peut profiter aux français. Au contraire, ils y perdent des capitaux et l'Allemagne se détourne des combats à l'Est, non ?

A moins que les anarchistes réussissent là où les spartakistes ont échoués et déstabilisent le Reich ... c'est ça ?
Gromovar a dit…
Il est interdit de lire le commentaire ci-dessus, c'est un spoiler ;-)

De plus, le tsar voulait négocier une paix séparée.