Lazarus Intégrale 4 - Rucka et Lark

Juste quelques mots pour dire tout le bien que je pense du tome 4 de l’Intégrale Lazarus qui vient de sortir chez Urban ( et là je m’aperçois que j’ai zappé la chronique du t3 , oups ! Trop tard) . La guerre est maintenant totale entre la famille Carlyle et ses ennemis, les Hock en tête suivi de leurs nombreux alliés sud-américains ou russes. Guerre totale et guerre d’extermination car, pour certains des clans, l’alternative n’est qu’entre la survie ou l’anéantissement. Les alliances fluctuent, les trahisons se multiplient, individuelles ou de clans entiers. Au milieu du conflit, Forever, le Lazare de Carlyle, semble toujours être la pièce maîtresse, tant ses capacités tactiques et stratégiques sont décisives. D’autant qu’elle a la soutien de Johanna Carlyle, intronisée cheffe de famille après l’empêchement temporaire de Malcolm, son père et le fondateur du clan. Et si la nouvelle dirigeante de la famille Carlyle mène la guerre sans pitié comme l’aurait fait son père, il semble qu’ell...

Le propre de l'Homme


Wolfgang Sofsky est un professeur de sociologie allemand à l'Université de Munich. Son "Traité de la violence" rassemble huit cours, légèrement remaniés. De ce fait, il n'y a pas d'unité structurelle à l'ouvrage. Huit chapitres, largement indépendants, se succèdent, et c'est le thème abordé, la violence, qui sert de fil conducteur.
Sociologue sans donnée, Sofsky écrit un peu comme un philosophe et c'est à une anthropologie de la violence qu'il nous convie. Chaque chapitre constitue une causerie sur un point précis, proche de ce que ferait un universitaire en petit comité. De ce fait, l'ouvrage est assez inhabituel, ni vraiment un texte académique, ni vraiment un essai. Le style de l'auteur rappelle fortement le Norbert Elias de "La civilisation des moeurs" ou de "La dynamique de l'Occident". Sofsky débute chaque partie par une fable ou un exemple historique pour introduire le propos qu'il va développer dans les pages suivantes, reprenant en cela une méthode utilisée par certains philosophes du passé, notamment Hobbes auquel Sofsky fait implicitement référence.
L'absence de but affiché de l'ouvrage, son aspect fragmenté, déroutent au début. Puis, les pages défilant, on se retrouve happé par la clarté de sa pensée, passionné par son sujet et la maitrise qu'il en étale sous les yeux du lecteur. En huit textes courts il analyse les rapports entre violence, ordre, révolution, arme et violence, violence et passion. Il décrit et distingue les mécanismes de torture, d'exécution, de massacre de masse. Il montre comment ceux qui sont victimes sont changés à jamais (on pense à La jeune fille et la mort de Roman Polansky), et quels sont les processus qui président aux actes violents. Enfin, dans un final lumineux, Sofsky pose se thèse : Culture et Violence ne sont pas antinomiques, au contraire la Culture fournit outils et justification idéologique à ce qui est le propre de l'Homme.
Profondément pessimiste, hobbesien dans l'esprit, le travail de Sofsky remplit une fonction de dévoilement. Après Turner, il n'était plus possible d'ignorer le fog londonien et ses multiples aspects ; après Sofsky, la violence devient une réalité perceptible et compréhensible.
Traité de la violence, Wolfgang Sofsky

Commentaires

arutha a dit…
j'aurais bien été tenté mais j'ai plein de trucs débiles à lire donc beaucoup plus urgents.
Gromovar a dit…
C'est ça le problème avec les livres, pas l'argent mais le temps. Ce qui prouve d'ailleurs que temps et argent sont équivalents.
Gromovar a dit…
Que faut-il en déduire ?
Munin a dit…
Qu'il faut que tu te mettes à bloguer aussi sur de la poésie ?...