Ithaque - Livre Premier - Laurent Mantese

Pour un non-antiquiste, L’Odyssée commence vraiment au chant IX du poème d’Homère. C’est le récit du voyage de retour d’Ulysse vers son foyer d’Ithaque auprès duquel l’attendent, depuis dix ans et son départ pour la Guerre de Troie, son trône, sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Un voyage long et tourmenté, plein de merveilles et d’effroi, de périls et de monstres. C’est cette partie aussi que Laurent ‘old Conan’ Mantese a choisi de redire dans son roman Ithaque , dont le Livre Premier vient de sortir. L’histoire, tous la connaissent, ou au moins en ont une idée. Ulysse, le Rusé, est parti pour les rivages de Troie à la tête d’une flotte de douze vaisseaux. Joignant les troupes grecques assemblées autour d’Agamemnon, il est allé reprendre Hélène, la plus belle femme du monde, enlevée par Pâris fils de Priam, et venger l’honneur de son mari Ménélas, et par extension celui de tous les Grecs. Guerre gagnée après dix ans et pléthore de hauts faits, d’aristies et de massacres, Hélèn...

La jeunesse n'a pas besoin de sérénité...elle aspire au tragique


Sur la "Confusion des sentiments" de Stefan Zweig, cadeau amical de la pétillante Laura L., je ne dirai pas grand chose, car tout a déjà été dit et écrit (mieux) depuis 80 ans.
Mon seul apport à l'édifice critique sera de confirmer que c'est un chef d'oeuvre. Cette novella est écrite dans un style classique proche du romantisme qui rappelle furieusement le romantisme noir ou le gothique du XIXème siècle. Ecrite à la première personne, avec un seul point de vue, et sous la forme d'une confidence écrite, c'est à dire avec beaucoup de narration et peu de dialogues, "La confusion des sentiments" évoque inévitablement par sa forme le "Dracula" de Bram Stoker ou le "Frankenstein" de Mary Shelley, entre autres.
Le thème abordé, délicieusement scandaleux à l'époque ("divine décadence" se réjouit l'un des personnages du Cabaret de Bob Fosse), participe à la légende. C'est un roman sur la passion intellectuelle, l'amour du savoir, et les rapports maitre-disciple ; sur le secret, les conventions sociales et l'intolérance. C'est aussi un roman sur la socialisation qui aveugle en faisant de ce qui est interdit un point invisible. C'est enfin un beau roman, écrit dans une langue parfaite et délicieusement surannée.
La confusion des sentiments, Stefan Zweig

Commentaires

Munin a dit…
Du Stefan Zweig sur ce blog ! Mon cher, vous êtes décidemment un homme de goût.
arutha a dit…
Que rajouter à ce que viens de dire Munin ? Zweig est mon auteur préféré.
Gromovar a dit…
You're both welcome.
Efelle a dit…
Encore une carence culturelle en ce qui me concerne.
Je ne connais absolument et vais donc aller me renseigner.
Pour une fois que c'est moi qui vous conseille un livre ! C'est une grande joie pour moi de voir que j'ai vu juste !!

Laura.L vous salue bien bas :-)