Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

All we ever got was cold


"La divine comédie" est l'opus 1 d'une nouvelle série intitulée "Zombies" et publiée chez Soleil.
Là, je veux vous entendre hurler ! Ras le bol des zombies ! Qu'ont-ils tous avec les zombies ? Ce n'est quand même pas une métaphore sur l'Equipe de France !?!
On aurait à priori raison de hurler, mais on aurait tort a posteriori.
"La divine comédie" est d'abord un très bel album. Des dessins réalistes, soutenus par un beau travail de colorisation, dans les tons ocres et les nuits pluvieuses, immergent le lecteur dans la réalité d'un monde au bord de l'anéantissement. Cholet et Champelovier sont largement responsables du plaisir qu'on prend à lire cet album.
Premier tome d'une série, "La divine comédie" peut pourtant se lire comme un one-shot. Il est donc facile de se lancer dans cet ouvrage, pour un essai, ou de l'offrir à un ami. Néanmoins, de nombreux fils sont lancés qui serviront à alimenter les épisodes suivants et j'attends avec impatience les révélations à venir. L'histoire est classique (la zombie story a ses passages obligés), sans l'être trop ; elle alterne avec bonheur des phases d'action (la survie) et des moments d'introspection (le retour à la vie), elle est vraiment émouvante, ce qui n'est pas évident à réaliser sur un récit de 48 planches seulement (nous ne sommes pas encore ici dans Walking Dead et ses bientôt 12 épisodes, mais souhaitons-lui le même succès). Bravo donc à Olivier Peru, le scénariste, pour la trame qu'il a mise en place, pour son dénouement, tragique, et pour son introduction, tragiquement drôle. Et vivement la suite.
Zombies, t1 La divine comédie, Peru, Cholet, Champelovier

L'avis du toujours excellent Néault

Commentaires

Guillmot a dit…
Cela devient difficile de trouver des ouvrages de zombies qui ne font pas bateau, le filon s'épuise !
Gromovar a dit…
D'accord avec toi. Mais ici, c'est vraiment très bien fait.
Véronique a dit…
Merci pour la découverte ! C'est pas original d'être accroc aux morts-vivants made in US, mais là, c'est pareil, on le lâche pas avant la fin cet album, et quand on l'a fini, ben f..., on a juste pas envie que ce soit pas fini. Je suis très impatiente de lire la suite !
Gromovar a dit…
@Véronique : D'accord avec le moindre de tes mots.