Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

All we ever got was cold


"La divine comédie" est l'opus 1 d'une nouvelle série intitulée "Zombies" et publiée chez Soleil.
Là, je veux vous entendre hurler ! Ras le bol des zombies ! Qu'ont-ils tous avec les zombies ? Ce n'est quand même pas une métaphore sur l'Equipe de France !?!
On aurait à priori raison de hurler, mais on aurait tort a posteriori.
"La divine comédie" est d'abord un très bel album. Des dessins réalistes, soutenus par un beau travail de colorisation, dans les tons ocres et les nuits pluvieuses, immergent le lecteur dans la réalité d'un monde au bord de l'anéantissement. Cholet et Champelovier sont largement responsables du plaisir qu'on prend à lire cet album.
Premier tome d'une série, "La divine comédie" peut pourtant se lire comme un one-shot. Il est donc facile de se lancer dans cet ouvrage, pour un essai, ou de l'offrir à un ami. Néanmoins, de nombreux fils sont lancés qui serviront à alimenter les épisodes suivants et j'attends avec impatience les révélations à venir. L'histoire est classique (la zombie story a ses passages obligés), sans l'être trop ; elle alterne avec bonheur des phases d'action (la survie) et des moments d'introspection (le retour à la vie), elle est vraiment émouvante, ce qui n'est pas évident à réaliser sur un récit de 48 planches seulement (nous ne sommes pas encore ici dans Walking Dead et ses bientôt 12 épisodes, mais souhaitons-lui le même succès). Bravo donc à Olivier Peru, le scénariste, pour la trame qu'il a mise en place, pour son dénouement, tragique, et pour son introduction, tragiquement drôle. Et vivement la suite.
Zombies, t1 La divine comédie, Peru, Cholet, Champelovier

L'avis du toujours excellent Néault

Commentaires

Guillmot a dit…
Cela devient difficile de trouver des ouvrages de zombies qui ne font pas bateau, le filon s'épuise !
Gromovar a dit…
D'accord avec toi. Mais ici, c'est vraiment très bien fait.
Véronique a dit…
Merci pour la découverte ! C'est pas original d'être accroc aux morts-vivants made in US, mais là, c'est pareil, on le lâche pas avant la fin cet album, et quand on l'a fini, ben f..., on a juste pas envie que ce soit pas fini. Je suis très impatiente de lire la suite !
Gromovar a dit…
@Véronique : D'accord avec le moindre de tes mots.