L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Mycopunk


Comme très irrégulièrement, je viens faire un petit aparté pour vous parler d'un livre que Gromovar risque de fuir. Et dans la mesure où je respecte fidèlement la ligne éditoriale du blog, je ne vais certainement pas vous raconter l'histoire. Je peux par contre vous indiquer qu'il s'agit du troisième roman de Jeff Vandermeer qui se passe dans l'univers dystopique d'Ambergris. Une ville-état portuaire qui après avoir péniblement survécu à une guerre civile, est maintenant occupée par une race d'homme-champignons. Habitants historiques des sous-sols, opposants mystérieux des pères fondateurs de la ville, responsables du Silence (un génocide instantané resté inexpliqué) et maitres d'une technologie mycologique surprenante ! Nous sommes donc en quelques pages immergés dans un roman noir mycopunk qui serait entre Dark City, Existenz et Naked Lunch. La société d'Ambergris sous occupation est sordide et crédible. Les occupants "têtes grises" diffusent un malaise et une paranoïa constante dans la population, des maladies fongiques mystérieuses sont propagées, des immeubles entiers sont digérés et remplacés par des structures organiques, des rebelles sont peut être présents mais sans agenda défini...Là où le roman aurait pu virer à la farce (les mémos au poste de police sont envoyés par des spores de la taille d'une orange qu'il faut casser au marteau pour obtenir le message)... tout s'intègre avec rapidité et souplesse. Comparé à la "Cité des Saints et des Fous", le ton est plus noir et mieux maîtrisé. C'est presque aussi bien que "The city & the city" de China Miéville. Que dire de plus ?
Finch, de Jeff Vandermeer

Commentaires

Gromovar a dit…
Une remarque rapide. TiberiX a bien raison, l'urban fantasy c'est décidément pas mon truc. Pour vous dire à quel point, je n'ai jamais eu envie de jouer à Shadowrun par exemple.
Mais il écrit aussi que c'est presque aussi bien que "The city & the city". Du coup ça active mon organe de l'excitation. Il faudra que nous démélions le vrai du faux pour savoir si je dois lire Finch. Prochainement j'espère.
Efelle a dit…
Si ma pile ne ressemblait pas autant à une bibliothèque j'aurai succombé.
Munin a dit…
Vous allez arrêter, un peu, de chroniquer des bons bouquins qui font saliver ? Vous pouvez pas vous contenter d'encenser la même chose que tout le monde ou dézinguer des romans de gare que personne de toutes façons ne lira, comme on le fait, nous, sur nos blogs ? Je vais vous refacturer mes frais de librairie, si ça continue.
Gromovar a dit…
@Munin : "Il parait que le prochain Marc Lévy est bien", ça irait ?
Munin a dit…
Oui, mais je préfère personnellement Guillaume Musso.