Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Desinit in piscem mulier formosa superne


Warren Ellis s'est récemment mis à écrire des graphic novellas. Sommairement, une graphic novella c'est un comic d'une cinquantaine de pages (dit comme ça, c'est moins sexy). Publiées par Avatar sous couverture souple, et vendues très bon marché par nos distributeurs favoris, ces novellas sont pour le moins attirantes. J'avais d'ailleurs adoré le Crécy d'Ellis et Caceres qui est véritablement excellent. J'avais malheureusement oublié cette règle absolue de la création artistique : "Qui peut le plus, peut le moins".
Disons le brièvement pour épargner mon temps et le tien, frêre lecteur, "Aetheric Mechanics" n'a strictement aucun intêret. Quelques jolies planches d'inspiration steampunk illustrent une histoire absurde faisant coexister sans la moindre tension dramatique Sherlock Holmes, le LHC, le steampunk, la Ruritanie, et j'en oublie sans doute, dans une bouillie bien fade qui se termine en queue de poisson.
Aetheric mechanics, Ellis et Pagliarani

Commentaires

Efelle a dit…
Comme ça on est fixé.