Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Desinit in piscem mulier formosa superne


Warren Ellis s'est récemment mis à écrire des graphic novellas. Sommairement, une graphic novella c'est un comic d'une cinquantaine de pages (dit comme ça, c'est moins sexy). Publiées par Avatar sous couverture souple, et vendues très bon marché par nos distributeurs favoris, ces novellas sont pour le moins attirantes. J'avais d'ailleurs adoré le Crécy d'Ellis et Caceres qui est véritablement excellent. J'avais malheureusement oublié cette règle absolue de la création artistique : "Qui peut le plus, peut le moins".
Disons le brièvement pour épargner mon temps et le tien, frêre lecteur, "Aetheric Mechanics" n'a strictement aucun intêret. Quelques jolies planches d'inspiration steampunk illustrent une histoire absurde faisant coexister sans la moindre tension dramatique Sherlock Holmes, le LHC, le steampunk, la Ruritanie, et j'en oublie sans doute, dans une bouillie bien fade qui se termine en queue de poisson.
Aetheric mechanics, Ellis et Pagliarani

Commentaires

Efelle a dit…
Comme ça on est fixé.