La Route de Roswell - Connie Willis

Francie (un prénom aussi vieillot et nostalgique que sa porteuse) est une jeune célibataire invitée au mariage de son ex-colocataire de fac devenue sa meilleure amie, Serena. Ce n’est pas la première fois que cette dernière s’amourache avec un gars bizarre au point de vouloir convoler, mais celle-ci est peut-être la bonne. Serena va épouser Russell, un ufologue patenté, ce qui explique que la cérémonie soit prévue à Roswell , capitale mondiale des cinglés de tous poils depuis le fameux crash de 1947. C’est donc dans cette ville du Nouveau-Mexique que Francie débarque. A peine le temps de croiser un ou deux illuminés que Francie est enlevée par un alien en allant chercher des guirlandes dans la voiture de Serena ; un alien qui, loin de ressembler aux petits gris de légende, a plutôt l’air d’un virevoltant muni d’une foultitude de tentacules aussi rapides que précis, des tentacules à l’aide desquels il enserre la jeune femme et l’empêche de fuir. La créature, qui ne s’exprime que par p...

Desinit in piscem mulier formosa superne


Warren Ellis s'est récemment mis à écrire des graphic novellas. Sommairement, une graphic novella c'est un comic d'une cinquantaine de pages (dit comme ça, c'est moins sexy). Publiées par Avatar sous couverture souple, et vendues très bon marché par nos distributeurs favoris, ces novellas sont pour le moins attirantes. J'avais d'ailleurs adoré le Crécy d'Ellis et Caceres qui est véritablement excellent. J'avais malheureusement oublié cette règle absolue de la création artistique : "Qui peut le plus, peut le moins".
Disons le brièvement pour épargner mon temps et le tien, frêre lecteur, "Aetheric Mechanics" n'a strictement aucun intêret. Quelques jolies planches d'inspiration steampunk illustrent une histoire absurde faisant coexister sans la moindre tension dramatique Sherlock Holmes, le LHC, le steampunk, la Ruritanie, et j'en oublie sans doute, dans une bouillie bien fade qui se termine en queue de poisson.
Aetheric mechanics, Ellis et Pagliarani

Commentaires

Efelle a dit…
Comme ça on est fixé.