Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Nocturne


Début récent d'une bien jolie série au Lombard : "Les carnets de Darwin".
"L'oeil des celtes", premier tome de cette série signée Ocana et Runberg, introduit le lecteur au personnage de Charles Darwin, un homme bien plus mystérieux qu'il n'y parait. Chargé par le premier ministre d'enquêter sur des meurtres étranges commis sur un chantier de chemin de fer, il se lance à la recherche d'une créature légendaire dans l'Angleterre de la seconde moitié du XIXème siècle.
Le scénario de "L'oeil des celtes" parvient à amener à la connaissance du lecteur de nombreux sujets d'interrogation, sans en dévoiler trop, ni être hermétiquement cryptique. La trame narrative est agréablement conduite, elle permet de suffisamment progresser dans ce premier volume pour avoir le sentiment d'avoir compris quelques points tout en laissant assez de questions sans réponse pour donner envie d'en savoir plus avec le tome suivant.
L'Angleterre de 1860, en pleine croissance au prix d'une grande dureté sociale, est subtilement évoquée. Le personnage de Darwin évoque un inquiétant héros de Stevenson (trouvez lequel). Le graphisme, superbe, donne à voir une Angleterre sombre, de la nuit des forêts à celle des villes noyées dans le brouillard. Divers procédés cinématographiques sont utilisés, en particulier la vision subjective, et un flou, suggérant la vitesse, qui cache plus qu'il ne montre.
J'attends avec impatience le tome 2 pour avoir quelques réponses aux questions soulevées par ce premier opus.
L'oeil des celtes, Les carnets de Darwin t.1, Ocana, Runberg

Commentaires

"Le personnage de Darwin évoque un inquiétant héros de Stevenson (trouvez lequel)."

Juste à voir la couverture: Dr. Jekyll, bien sûr. Et son alter ego, cela va de soi.
minifourmi a dit…
Ou Mr. Hide? Me tente bien cette petite BD... A voir si je la trouve à la bibliothèque!
Gromovar a dit…
Secoue ta bibliothécaire. Menace-la au besoin.