Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

Grand format d'image pour grande femme Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud. On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris. Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste. C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4 . Une bataille qui vit mourir nombre...

Que faire ?


Dans une société médiévale en cours de passage au totalitarisme, des observateurs humains d'origine extra-planétaires, aux pouvoirs immenses, observent, témoignent, tentent de valider des lois historiques empruntant autant au marxisme qu'à la psychohistoire.
Réédition d'un classique de la littérature russe (ou soviétique) ; et ce fascinant roman a le gout de ce qu'il est. Roman russe, il donne à voir une galerie de personnages haut en couleurs s'affrontant dans des dialogues où l'emphase et parfois l'absurde règnent en maitres. Impossible de ne pas penser à Dostoïevsky, par exemple dans "L'Idiot", en ce qui concerne le style des conversations/déclamations. Russe aussi par l'évocation de la forêt, mystérieuse et omniprésente, par la cruauté des nobles dans une société ultra-hiérarchisées, russe enfin par le sens de l'absurde des situations et de la galerie de personnages secondaires incongrus qui peuplent le roman. Soviétique, "Il est difficile d'être un Dieu" l'est par de multiples références à la Russie communiste, les quelques références à Hitler comme Némésis mythique, et le "fascisme" comme archétype de la dictature totalitaire. La société décrite par les auteurs a beau ressembler à celle de Staline, qu'ils connaissent par ailleurs bien mieux, l'ennemi ne peut qu'être fasciste.
Au-delà de la description, déjà vue mais originale par son côté slave, d'une société totalitaire (ici naissante) anéantissant la culture, "Il est difficile d'être un Dieu" vaut par une description fouillée du dilemme de l'observateur. Comment observer sans intervenir ? Comment laisser les lois supposées de l'Histoire écraser des hommes au nom d'un évolutionnisme théorique ? On pense à la Culture de Ian Banks, on pense aussi au cycle de Fondation d'Asimov. Peut-on, doit-on manipuler le développement des sociétés, et si oui, comment le faire ? Comment supporter la vision des lâchetés et des compromissions de ceux qu'on est sensé aimer et qui se conduisent comme des merdes pour sauver encore quelques temps leur misérable vie ? Seuls les plus froids survivront à cette épreuve. Les plus humains meurent ou deviennent fous. Le destin de combien de journalistes ou de casques bleus ?
Il est difficile d'être un Dieu, Arkadi et Boris Strougatski

Commentaires

Efelle a dit…
Encore un qui est dans la pile, au vu du sujet j'ai en effet pensé à la Culture, découverte récemment en ce qui me concerne.
Gromovar a dit…
Bonne lecture prochaine. C'est un livre exotique et agréable (et en plus vite lu).