La Maladie de Zhao - Thomas Day in Bifrost 123

Dans le Bifrost 123 , sous une couverture ornée d’un maedre et d’un reconnaissable chapeau vert, il y a les rubriques habituelles. Critiques des nouveautés, scientifiction, etc. Il y a aussi un édito d'Olivier Girard qui rend un émouvant hommage à Roland C. Wagner, un grand de la SF française, mort il y a bientôt quatorze ans dans un accident de la route, peu après que son maître ouvrage, Rêves de Gloire , eut obtenu le Grand Prix Européen des Utopiales . Je me souviens de la gentillesse de l’homme, de son ouverture, de la manière dont il avait accueilli et introduit dans le milieu une petite bande de blogueurs qui tentaient de s’y faire une place il y a bien longtemps de cela. Je me souviens aussi d’une interview qu’il m’avait donnée live , après une nuit sans doute aussi courte que mouvementée. Il y a donc bien sûr, dans la revue, un gros dossier Roland C. Wagner. Un dossier plein des souvenirs de tous ceux qui l’ont côtoyé et connu plus longtemps et mieux que la petite bande de...

Comicstalgie


Toby est un lecteur fanatique de comics. Il vit dans notre monde, celui où personne n'a de super-pouvoir et où les super-héros ne sont que des personnages de bande dessinée. A l'age de 13 ans il découvre que les héros, mais aussi et surtout les méchants, de ces comics existent vraiment, dans une autre dimension, quand ceux-ci se mettent à arriver dans son monde et à le ravager.
Ce thème original est joliment traité dans l'intégral Marvel/Panini récemment sorti. Mark Millar crée un personnage de geek, différent et solitaire, immédiatement attachant. Le destin de Toby, seul à croire dans un monde incrédule, et ses interrogations concernent le lecteur. Et Toby ne cesse de s'interroger. Sa geekerie est-elle une erreur ? Devrait-il faire ce que tous lui conseillent et rentrer dans le rang ? Finira-t-il comme son père, brillant mais chômeur ? L'Histoire lui donnera raison quand, parce qu'il est le seul à croire, il est le seul à pouvoir et savoir réagir. Il démontre que comme l'écrivait Boris Vian "les masses ont tort et les individus toujours raison". Ce faisant il découvre le courage de son père et, à la fin, il embellit sa vie un peu comme le fait le fils de la miraculée de "Good Bye Lenin"
"1985" de Mark Millar est un bien joli comics. Les graphismes ne sont pas les plus délirants que j'ai vus mais l'opposition visuelle entre notre monde réel et le monde des comics est intelligemment traitée. Au final un recueil à lire pour se faire plaisir, à fortiori si on a soi-même été un ado lecteur de comics que les autres trouvaient un peu bizarre.
1985, Mark Millar, Tommy Lee Edwards

La critique de Néault

La critique d'Efelle

Commentaires

Efelle a dit…
Voilà quelque chose qui me semble bien sympathique...
Gromovar a dit…
J'ai trouvé que ça l'était pas mal :-)
Efelle a dit…
On en reparlera dans les semaines à venir... ;)
Efelle a dit…
Sympathique en effet, le scénario façon "Last Action Hero" est plaisant, de même que le décalage entre les deux mondes.