Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Comicstalgie


Toby est un lecteur fanatique de comics. Il vit dans notre monde, celui où personne n'a de super-pouvoir et où les super-héros ne sont que des personnages de bande dessinée. A l'age de 13 ans il découvre que les héros, mais aussi et surtout les méchants, de ces comics existent vraiment, dans une autre dimension, quand ceux-ci se mettent à arriver dans son monde et à le ravager.
Ce thème original est joliment traité dans l'intégral Marvel/Panini récemment sorti. Mark Millar crée un personnage de geek, différent et solitaire, immédiatement attachant. Le destin de Toby, seul à croire dans un monde incrédule, et ses interrogations concernent le lecteur. Et Toby ne cesse de s'interroger. Sa geekerie est-elle une erreur ? Devrait-il faire ce que tous lui conseillent et rentrer dans le rang ? Finira-t-il comme son père, brillant mais chômeur ? L'Histoire lui donnera raison quand, parce qu'il est le seul à croire, il est le seul à pouvoir et savoir réagir. Il démontre que comme l'écrivait Boris Vian "les masses ont tort et les individus toujours raison". Ce faisant il découvre le courage de son père et, à la fin, il embellit sa vie un peu comme le fait le fils de la miraculée de "Good Bye Lenin"
"1985" de Mark Millar est un bien joli comics. Les graphismes ne sont pas les plus délirants que j'ai vus mais l'opposition visuelle entre notre monde réel et le monde des comics est intelligemment traitée. Au final un recueil à lire pour se faire plaisir, à fortiori si on a soi-même été un ado lecteur de comics que les autres trouvaient un peu bizarre.
1985, Mark Millar, Tommy Lee Edwards

La critique de Néault

La critique d'Efelle

Commentaires

Efelle a dit…
Voilà quelque chose qui me semble bien sympathique...
Gromovar a dit…
J'ai trouvé que ça l'était pas mal :-)
Efelle a dit…
On en reparlera dans les semaines à venir... ;)
Efelle a dit…
Sympathique en effet, le scénario façon "Last Action Hero" est plaisant, de même que le décalage entre les deux mondes.