The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça mérite  même  mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les ...

Ophidienne


Grand choc personnel que la lecture de "Serpentine". Ce recueil de nouvelles fantastique est le livre que j'ai tenté d'écrire à plusieurs reprises sans y parvenir.
Dans cette réédition d'un recueil paru en 2004 chez la défunte Oxymore, Mélanie Fazi, jeune traductrice littéraire, réunit quelques perles, rares et belles, de celles qu'on place autour des camées, camée qui orne la superbe couverture. L'esthétique est gothique, au sens le plus parfait du terme.
Ceci dit, qu'y a-t-il sous cette couverture ? Une collection de nouvelles exquises. Elles sont émouvantes et fines, les personnages y sont développés avec justesse et délicatesse (Mélanie Fazi parvient même à faire d'une maison de famille un personnage à part entière), le fantastique intervient comme une simple anomalie en vision périphérique. Toutes sont bonnes, certaines sont excellentes. Dans celles-ci (Nous reprendre à la route (on dirait le titre d'une chanson de Dolly, pour les connaisseurs), Rêves de cendre, Matilda) Mélanie Fazi décrit parfaitement l'adolescence et ses troubles, et la culture rock de la jeune femme explose dans des ambiances qui, loin d'être de simples poses, apportent un fond crédible au récit (c'est vraiment le livre que j'ai plusieurs essayé d'écrire avant de l'abandonner, dépité). Serpentine et Petit théâtre de rame sont très urbaines et, de nouveau, j'ai été étonné par la justesse de l'observation. Mélanie Fazi a un oeil qui sait voir. Puis d'autres encore, plus classiques mais plaisantes à lire aussi (il n'y a étrangement qu'Elegie qui m'ait laissé de marbre mais je n'ai pas le privilège d'être une maman, ceci explique peut-être cela).
Serpentine est beau (je ne galvaude pas le mot, c'est beau comme ce beau dont les grecs pensait qu'il ne pouvait qu'abriter le bon), Serpentine est juste, vous devez acheter Serpentine sinon vous resterez pour toujours des béotiens. Du coup moi je vais aller acheter "Notre Dame des Ecailles", son second receuil.
Serpentine, Mélanie Fazi

L'avis d'Efelle

L'avis de Tigger Lilly

L'avis d'El Jc

Commentaires

El Jc a dit…
Je viens de le terminer à l'occasion de sa sortie en poche chez Folio SF. Je partage entièrement ton avis. Ce recueil est une petite merveille et les textes qui le compose sont de petites gourmandises à déguster sans modération.
arutha a dit…
Alors bien sûr, si tout le monde s'y met.
Gromovar a dit…
Elle est forte Mélanie, et en plus elle est plutôt aimable.