Le Pèse-Dieu, Ian Soliane

Un père décide de descendre aux Limbes pour sauver sa fille, Jade, qui s’est suicidée. Au fil d’une lente pérégrination il chemine vers elle, qui l’attend ou pas. Il espère la ramener. Y parviendra-t-il ? Le Pèse-Dieu est le dernier roman de Ian Soliane . L’auteur y aborde une fois encore les deux questions du deuil et de l’incompréhension fondamentale entre IA et humanité. Les deux étant liées, me semble-t-il, car comment l’IA, qui n’a aucune occasion de l’éprouver, pourrait-elle comprendre le deuil ? Dans ce court et dense roman, Soliane raconte la catabase de son héros (anonyme car, face au deuil, tous sont égaux ou, au moins, génériques) . L’homme n’est pas Orphée . Il ne cherche pas sa femme, si vite perdue, mais sa fille, suicidée trop jeune, à 22 ans. Il ne descend pas aux Enfers mais entre dans les Limbes, le serveur géant de simulation dans lequel sont envoyées post-mortem les consciences qui le souhaitent. Il n’a pas à supplier Hadès et Perséphone, ni à charmer quiconque pa...

L'histoire secrète


Une BD bienvenue qui va enfin réconcilier les conspirationnistes et les socialistes jauressiens (admettez que c'était pas évident).
L'action se déroule en 1913 alors que la Grande Guerre commence à pointer le bout de son vilain nez et elle met en vedette un génie du mal "Tanatos", qui évoque irrésistiblement Fantomas par son art du déguisement et sa centralité criminelle, qui souhaite ardemment qu'une guerre éclate pour en tirer un immense profit financier. Pour cela il doit marginaliser les pacifistes, dont Jaurès qui est l'un des héros de la BD, à l'aide d'une monstrueuse conspiration (quelle emphase !), et il ne reculera devant aucune infamie ni aucune atrocité.
Convard et Delitte, qui avaient réalisé la série du "Triangle Secret", sont décidément à l'aise dans l'uchronie et l'histoire parallèle. Tant mieux pour moi qui adore ce style. Si vous êtes aussi amateur, vous pouvez aussi lire l'excellent "Les puissances de l'invisible" de Tim Powers.
Tanatos t. 1, Convard et Delitte

Commentaires

Anonyme a dit…
TANATOS, c'est FANTOMAS... l'esprit et tous les éléments des romans Fantômas sont réunis... PLAGIAT aurait donc été un bon nom pour le "Fantômas" de Convard et Delitte... bravo les artistes!!!
Gromovar a dit…
Que le vil qui a écrit ça sur les bons Convard et Delitte se dénonce !