Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

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C'est le sentiment qu'inspire la lecture de "The Terror". Dan Simmons, qui s'était magnifiquement illustré avec Hypérion et ses séquelles puis avait un peu erré dans diverses oeuvres de moindre importance, revient avec un énorme livre.
Dan Simmons réussit dans "The Terror" le même tour de force que Victor Hugo au début de "L'homme qui rit", dans l'épisode de la traversée. Comme dans son illustre prédécesseur, on sait dès le début comment le drame va finir (The Terror prend pour base un véritable fait historique dont la conclusion est connue), et pourtant on lit avec passion les efforts surhumains d'hommes qui tentent désespérément de survivre, sans jamais se dire qu'il n'y a pas de suspense donc pas d'enjeu. On vibre pour ces forçats attaqués par le froid, la maladie, leur propre bétise, malhonnèteté, orgueil déplacé, et une créature mi-bête mi-démon qui joue avec eux un jeu mortel.
Le travail de recherche et d'écriture de Simmons est remarquable et inspire chez le lecteur l'impression physique d'être dans ces bateaux coincés dans le froid glacial de l'Arctique, de subir le martyre subis par les équipages. Les points de vue changent de chapitre en chapitre avec un narrateur qui s'intéresse à l'un puis l'autre personnage et narre l'histoire avec les intonations que ceux-ci auraient. Une partie du récit est aussi rédigé sous forme de journal et on retrouve là les romans épistolaires du 19ème. Le livre évoque d'ailleurs fortement la littérature du 19ème ; j'ai beaucoup pensé à Mary Shelley par exemple.
"The Terror" est un énorme livre, un magnifique livre, un des livres pour lesquels j'ai décidé de créer ce blog afin de pouvoir parler des chefs-d'oeuvre.
Pour les francophiles, la traduction sortira début 2008.
The Terror, Dan Simmons

Commentaires

Munin a dit…
Bon OK je suis convaincu j'achète. :)
Gromovar a dit…
Jusqu'à présent, personne ne l'a regretté :-)