Le Serment - Gabella - Bourgouin

  Contrairement à ce que j’affirmais hier, la chronique conclusive de la série Fables n’aura été que la pénultième du mois de février. C’est celle-ci qui sera la dernière. Alexandre est un médecin brillant (parait-il) . Après une erreur ? malversation ? malveillance ? il a été radié et interdit d’exercer. Pour préserver son train de vie et celui de sa famille dans leur superbe maison en duplex, Alexandre, depuis, est le médecin de la pègre. Anonyme et protégé par d’imposants protocoles de sécurité, le médecin déchu soigne les blessés de la guerre des gangs ou des braquages qui tournent mal. Voilà qu’un soir, alors qu’il soigne un blessé par balles dans son cabinet de médecine secret, il y subit l’intrusion d’un homme très excité qui affirme avoir été mordu par un vampire et avoir besoin d’attention médicale urgente – pour être précis, avant le coucher du soleil et une métamorphose dont les conséquences seraient fatales pour Alexandre. Comme toi, lecteur, le praticien ne croit pas ...

Awe


C'est le sentiment qu'inspire la lecture de "The Terror". Dan Simmons, qui s'était magnifiquement illustré avec Hypérion et ses séquelles puis avait un peu erré dans diverses oeuvres de moindre importance, revient avec un énorme livre.
Dan Simmons réussit dans "The Terror" le même tour de force que Victor Hugo au début de "L'homme qui rit", dans l'épisode de la traversée. Comme dans son illustre prédécesseur, on sait dès le début comment le drame va finir (The Terror prend pour base un véritable fait historique dont la conclusion est connue), et pourtant on lit avec passion les efforts surhumains d'hommes qui tentent désespérément de survivre, sans jamais se dire qu'il n'y a pas de suspense donc pas d'enjeu. On vibre pour ces forçats attaqués par le froid, la maladie, leur propre bétise, malhonnèteté, orgueil déplacé, et une créature mi-bête mi-démon qui joue avec eux un jeu mortel.
Le travail de recherche et d'écriture de Simmons est remarquable et inspire chez le lecteur l'impression physique d'être dans ces bateaux coincés dans le froid glacial de l'Arctique, de subir le martyre subis par les équipages. Les points de vue changent de chapitre en chapitre avec un narrateur qui s'intéresse à l'un puis l'autre personnage et narre l'histoire avec les intonations que ceux-ci auraient. Une partie du récit est aussi rédigé sous forme de journal et on retrouve là les romans épistolaires du 19ème. Le livre évoque d'ailleurs fortement la littérature du 19ème ; j'ai beaucoup pensé à Mary Shelley par exemple.
"The Terror" est un énorme livre, un magnifique livre, un des livres pour lesquels j'ai décidé de créer ce blog afin de pouvoir parler des chefs-d'oeuvre.
Pour les francophiles, la traduction sortira début 2008.
The Terror, Dan Simmons

Commentaires

Munin a dit…
Bon OK je suis convaincu j'achète. :)
Gromovar a dit…
Jusqu'à présent, personne ne l'a regretté :-)