Baron Cimetière - Morgane Caussarieu

On le sait (et si on l’ignorait on vient de l’apprendre) , je ne lis pas de YA, je n’aime pas ce genre que je trouve trop souvent simple et caricatural. Et c’est encore pire depuis que la sainte trilogie Grief, Identity, Relief y est devenue récurrente. Mais Baron Cimetière est écrit par Morgane Caussarieu, une autrice qui est tout sauf mièvre et dont le style est toujours un plaisir. Et j’adore le Baron Samedi .  Alors, je me suis laissé tenter. Tel le Kaa du Livre de la Jungle , Caussarieu sait convaincre. Aujourd’hui, la Nouvelle-Orléans. Mika est un adolescent parisien de presque dix-sept ans arrivé là grâce à un billet d’avion opportunément envoyé par une vieille grand-tante qu’il ne connaissait pas. Opportunément, dis-je, car Mika avait besoin de quitter la France au plus vite après y avoir fait ce qu’on comprend être une grosse connerie. Le jeune homme qu’on découvre est tourmenté par une enfance compliquée, une relation amoureuse qui a tourné, semble-t-il, en eau de boud...

Awe


C'est le sentiment qu'inspire la lecture de "The Terror". Dan Simmons, qui s'était magnifiquement illustré avec Hypérion et ses séquelles puis avait un peu erré dans diverses oeuvres de moindre importance, revient avec un énorme livre.
Dan Simmons réussit dans "The Terror" le même tour de force que Victor Hugo au début de "L'homme qui rit", dans l'épisode de la traversée. Comme dans son illustre prédécesseur, on sait dès le début comment le drame va finir (The Terror prend pour base un véritable fait historique dont la conclusion est connue), et pourtant on lit avec passion les efforts surhumains d'hommes qui tentent désespérément de survivre, sans jamais se dire qu'il n'y a pas de suspense donc pas d'enjeu. On vibre pour ces forçats attaqués par le froid, la maladie, leur propre bétise, malhonnèteté, orgueil déplacé, et une créature mi-bête mi-démon qui joue avec eux un jeu mortel.
Le travail de recherche et d'écriture de Simmons est remarquable et inspire chez le lecteur l'impression physique d'être dans ces bateaux coincés dans le froid glacial de l'Arctique, de subir le martyre subis par les équipages. Les points de vue changent de chapitre en chapitre avec un narrateur qui s'intéresse à l'un puis l'autre personnage et narre l'histoire avec les intonations que ceux-ci auraient. Une partie du récit est aussi rédigé sous forme de journal et on retrouve là les romans épistolaires du 19ème. Le livre évoque d'ailleurs fortement la littérature du 19ème ; j'ai beaucoup pensé à Mary Shelley par exemple.
"The Terror" est un énorme livre, un magnifique livre, un des livres pour lesquels j'ai décidé de créer ce blog afin de pouvoir parler des chefs-d'oeuvre.
Pour les francophiles, la traduction sortira début 2008.
The Terror, Dan Simmons

Commentaires

Munin a dit…
Bon OK je suis convaincu j'achète. :)
Gromovar a dit…
Jusqu'à présent, personne ne l'a regretté :-)