Something is Killing the Children t1, Tynion IV, Dell’Edera, Muerto

Juste quelques mots (et cette fois vraiment pas plus) sur le TPB 1 du Something is Killing the Children de l’énorme James Tynion IV, illustré par Dell’Edera et Muerto. Commençons par donner le résumé éditeur : Lorsque les enfants de la petite ville d'Archer's Peak se mettent à disparaître les uns après les autres - certains sans laisser la moindre trace, d'autres dans des circonstances extrêmement violentes - la peur, la colère et la suspicion envahissent l'entourage des victimes et laissent la police locale dans le plus grand désarroi. Aussi, quand le jeune James, seul témoin oculaire du massacre de ses trois camarades, sort de son mutisme pour parler de créatures terrifiantes vivant dans la pénombre, le coupable semble tout trouvé. Son seul espoir viendra d'une étrange inconnue, Erica Slaughter, tueuse de monstres capable de voir l'impensable, ce que l'inconscient des adultes a depuis longtemps préférer occulter. Something is Killing the Children est l’

Spin




Prix Hugo 2006. Dans un monde bien fait je devrais pouvoir m'arrêter là. Mais il y a eu quand même quelques mauvais Hugo (Mars la Verte ?), alors détaillons un peu.
A quelques années d'ici, la Terre se retrouve entourée, en un instant, d'un voile qui la coupe du reste de l'Univers. A l'intérieur de ce voile, le temps est ralenti ; alors que peu d'années semblent passer sur Terre, le système solaire se dirige à grande vitesse vers son extinction. Qui a placé ce voile, comment, pourquoi ?
Spin raconte l'histoire, sur plus de 30 ans, d'une génération qui se sait condamnée, à travers le regard de trois amis qui vont réagir, chacun à leur manière, à cette condamnation collective qui orientera le sens de leur vie. Les trois personnages sont archétypaux (le prètre, le savant, le pragmatique), mais ont beaucoup d'épaisseur propre, suffisamment pour ne pas être de simples ombres chinoises.
Ce livre est hautement recommandable. Les rapports entre les trois personnages principaux en forment la trame (ce qui fait qu'il peut surement plaire à des gens qui ne lisent habituellement pas de fantastique), les soubresauts du monde l'arrière-plan. Les uns comme les autres sont crédibles, le destin de l'humanité ne peut laisser indifférent, l'énigme scientifique passionne et inquiète. La révélation finale est surprenante ; le chemin pour y parvenir, nimbé de plus en plus de nostalgie et de tristesse au fur (Merci Jean Véronis) de l'avancée vers l'extinction, était d'ores et déjà fascinant.
Spin, R C Wilson

L'avis de Munin

L'avis du Traqueur Stellaire

Commentaires

GiZeus a dit…
Ah ben non alors !

;)
Celui-là je l'ai plus qu'adoré!!! Je suis devenu Fan!