An Eye for Property - Tanya Fordwalker

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle… mais empêcher qu’elle s’éteigne » R. E. Howard Dans un futur proche, la société Splice of Life offre à tout client proche de la mort et décidé à payer une forte somme (le Passenger) du temps de vie supplémentaire dans le corps d’un jeune bien vivant (le Driver) , qui lui servira de corps d’emprunt un certain temps par semaine ou par jour ; une version hi-tech des cavales de Damballa. Une puce insérée dans le cerveau du Driver contient la personnalité scannée du Passenger. A des jours et heures contractuellement décidés, la personnalité du Passenger est activée puis prend le contrôle du corps de son Driver dont la conscience s’éteint dans l’intervalle. A la fin de la période contractuellement convenue, la conscience du Passenger se remet en sommeil et c’est le Driver qui revient aux commandes. Mais que se passerait-il si quelque chose buguait dans la puce ? An Eye For Property est une nouvelle de Tanya Fordwalker lisible sur le site React...

Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire


Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV).


Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité.

Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés.

Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux.

C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa thérapeute ou plus précisément celle de Bruce Wayne, qui le suit en thérapie depuis l’enfance, en raison du choc qu’a été le meurtre de ses parents sous ses yeux. En échange du silence sur son identité secrète, la thérapeute exige qu’il s’ouvre vraiment à elle, dans son propre intérêt.

Mais voilà que Batman est accusé de plusieurs meurtres ; un imposteur élimine des criminels libérés, faisant, dans son esprit, d’une pierre deux coups : éliminer des hommes dangereux et piéger Batman. Qui ? Pourquoi ? L’homme chauve-souris se lance dans une enquête compliquée dont l’objectif est d’arrêter le tueur masqué et de laver son propre nom.


Narrativement, l’histoire est intéressante et bien rythmée. Elle est racontée en partie par Leslie et en partie par Batman et l’enquêtrice du GCPD qui travaille sur l’affaire dans une forme de split screen qui rappelle certains films des 70’s. Créatif et bien vu.

Ainsi, sans atteindre le statut de chef-d’œuvre, Batman Imposter est du bon boulot, original dans son approche du personnage. Et surtout, c’est extrêmement moderne et beau. Graphismes, découpages, couleurs, tout est beau, tout est bien réalisé dans une approche graphique inédite à ma connaissance.

A lire, pour l’histoire déjà et encore plus pour l’image.


Batman Imposter, Tomlin, Sorrentino, Bellaire

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